‹ La nature; poésiesChapitre 8 sur 98 · LE CHAMP DE HLÉ · texte numérisé non relu

LE CHAMP DE HLÉ

.Mais déjà, par endroits, trouble, mal e'pandiie, La lumière du jour ne se trahissait point; l>l de grandes vapeurs s'élevant sur tel point, Tachaient d'ombre le vide affreux de l'étendue.

In chaud morne et brumeux! d'air? pas même un soupçon, l/écho restait figé dans sa caverne sourde, l'A le vague emplissait cette atmosphère lourde Oii l'arôme étouffé stagnait comme le son.

Peu à peu le soleil trouant la nue à peine Teinta ses voiles gris du sang de ses rayons, Et, bientôt, les hiboux, reptiles et grillons, Ne firent qu'une voix ligneuse et souterraine.

Tous les oiseaux criards maintenant avaient fui ; La stupeur écrasait les chênes et les hêtres. Ce monotone accent des invisibles êtres Ajoutait au silence un mystère d'ennui,

Et le soir vint : le vent toujours sans remuage, Effleurait ce grand blé d'insensible façon, Juste assez pour qu'il eût un semblant de frisson Dans le croupissement de l'air et du feuillage.

LA CAINICLîLi:. 19

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