‹ La nature; poésiesChapitre 80 sur 98 · LA GROTTE · texte numérisé non relu

LA GROTTE

Le rossignol pleurait sa chanson goutte à goutte Dans ce profond du roc où comme un œil discret, Furtive, à rayons froids et blancs, la lune entrait Par les fissures de la voûte.

Quelque part, vous laissant incertain de sa route.

A demi gazouilleuse une source filtrait,

Si bien que la caverne, au milieu du secret,

Gémissait et murmurait toute.

Et puis, avec la même invisibilité, Des fleurs soufflaient leur baume à ce creux enchanté J'eus donc une extase complète,

Puisque entre ces deux voix du grand silence brun, L'esprit du lieu rôdait sur un double parfum D'aubépine et de violette!

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