I.i:s KI'IIEMKUKS. H
Aujourd'hui, pour épanouir Lour ivresse de quelques heures, Les bonnes brises sont meilleures, L'ombre a voulu s'évanouir ;
Et le soleil que rien n'émousse Fouille les bois, descend aux creux.
Parmi les coins gras et pierreux Allume la flaque et la mousse.
Dans un nimbe d'or aveuglant Elles tourbillonnent sans trêve Sur une rivière de rêve Taciturne et fixe en coulant.
Près d'un coudrier, d'un bouleau A la ramure stupéfaite Leur agitation muette Répond au silence de l'eau
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Elles fonl luisoniianl des ailes Comme un petit brouillard mouvant Frôlé par un soupir du vent Ou par le vol des demoiselles.
Mais peu à peu, l'heure les (juittc, Et puis une autre — une autre encor.
En se rapprochant de la mort Elles vivent toujours plus vite.
Et le nimbe insensiblement Pâlit — devient un cercle rose, Puis rouge où s'acharne morose E'innoni braille lourniquement.
Chaque pauvre petite mouche Va disparaître avant la nuit :
Voici que le soleil se couche.
LES KPIIÉMÈRKS. 3il
Avant pris naissance avec lui, Elles meurent sur la rivière Avec le roi de la lumière. "^
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