LE SCULPTEUR
Qu*à ses souffles redescendus
La voix du tonnerre réponde ?
Pourquoi ? puisqu'il serpente et gronde î
S'animant tout seul, il abonde
En façonnés inattendus :
Les yeux demeurent confondus
Par son invention féconde
Qui se varie à la seconde
Sur tous ces miroirs éperdus.
Mais les pouvoirs qu'il a reçus
De la souveraine du monde
Ne vont pas jusqu'à polir l'Onde ;
A moins cependant qu'il ne tonde
En les vernissant ses dessus,
Quand la nuit, dans la saison blonde,
A soupirs vagues, imperçus,
Il rampe au long des coins moussus
Et flotte sous la Lune ronde.
.^jO la natuue.