‹ La nature; poésies: poésiesChapitre 12 sur 85 · LE SCULPTEUR · texte numérisé non relu

LE SCULPTEUR

Qu*à ses souffles redescendus

La voix du tonnerre réponde ?

Pourquoi ? puisqu'il serpente et gronde î

S'animant tout seul, il abonde

En façonnés inattendus :

Les yeux demeurent confondus

Par son invention féconde

Qui se varie à la seconde

Sur tous ces miroirs éperdus.

Mais les pouvoirs qu'il a reçus

De la souveraine du monde

Ne vont pas jusqu'à polir l'Onde ;

A moins cependant qu'il ne tonde

En les vernissant ses dessus,

Quand la nuit, dans la saison blonde,

A soupirs vagues, imperçus,

Il rampe au long des coins moussus

Et flotte sous la Lune ronde.

.^jO la natuue.

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