LES PETITS ENDORMIS
. Ea face d'un grand nénuphar, Près d'un étang perdu qui vaguement moutonne,
Le petit pauvre et le petit lézard Ont été si grisés par la chaleur d'automne Qu'ils prolongent encor leur sieste monotone : Et, pourtant, l'air fraîchit, le ciel devient blafard. Puis le temps change, à grands coups sourds il tonne I •
Sans mouvement et sans regard, Tous deux ne bougent pas ! Le hibou s'en étonne : D'où vient qu'ils restent là, par l'orage et si tard ?