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LES VRILIES 199
Au terme de l'étude que nous avons entreprise sur les lianes, nous voudrions essayer de faire comprendre que l'adaptation au mode d'existence quiles caractérise a eu les conséquences les plus importantes pour l'évolution de cer- Lains groupes de végétaux.
armi les familles chez lesquelles la vie grimpante acquiert une grande perfection, nous pouvons ciler notamment Îles Sapindacées et les Cucurbitacées. Si nous examinons le premier de ces groupes, nous constatons que deux types Sy observent qui ont dû évoluer dans deux directions différentes : le Lype arborescent, qui est de beaucoup le plus important, et le Lype grimpant, caractérisé par l'existence de vrilles tres différenciées. Ce dernier mode de vie présente à lheure actuelle son centre de rayonnement dansles forêts brésiliennes, car c'est dans l'Amérique tropicale que croissent 172 espèces de Serjania, 10 espèces d'Urvillea, 10 espèces de Thinouia,ele.; sur 121 espèces de Paullinia, une seule est africaine. Tous les autres représentants arborescents de la famille se trouvent, au contraire, uniformément répartis sur toute la zone tropicale. Grâce à ces considérations, nous comprenons maintenant quelle à été l'histoire de ces plantes : partout le climat équalorial a fait naître des arbres, en quelques points seulement les conditions favorables à l'apparition des lianes ont élé réalisées, et, en ces régions, la vie grimpante a pris un magnifique essor.
Une pareille étude nous conduit à penser que dans la famille précédente le type arborescent est le plus ancien. Toutes les familles qui habitent les pays chauds ne nous présentent pas une pareille prédominance des arbres. Dans les Cucurbilacées, par exemple, un seul genre (Dendrosicyos) nous offre un cas de vie arborescente, landis que, dans la grande majorité des espèces de ce groupe, les organes qui servent à la fixation ont acquis une complète différenciation : il y a donc lieu de croire que l'adaptation à la vie grimpante y est extrêmement ancienne el primitive.
Les deux farniiles que nous venons de mentionner sont essentiellement tropicales, la seconde n'est représentée dans nos pays tempérés que par la Bryone. Certes l'existence des lianes n’est pas nécessairement liée à celle de la forêt équatoriale, mais on peut dire que c’est là qu'elles prédominent.
D'après les estimations de Grisebach, les lianes représentent : # dans l'Inde 8 pour 100 des espèces de Phanérogames. En Europe, on compte environ 170 plantes grimpantes sur 9.400
végélaux supérieurs, ce qui fait environ 1,8 pour 100. C'est 7 surtout dans les régions chaudes et très ombragées qu'elles ont l'occasion de se bien développer. Elles peuvent se maintenir en assez grande quantité grâce aux forêls tempérées du nord, mais elles disparaissent complètement dans les #% régions polaires et sur les hautes montagnes. On peut même voir, dans ce dernier cas, une même espèce comme le Vicia 3 pyrenaica qui grimpe dans les régions basses perdre ce A, racitère au voisinage des neiges éternelles, ténioieteit ainsi, une fois de plus, de L'abtion prépondérante du FL sur l'évolution des êtres qui peuplent le globe terrestre. ne
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