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F1G. 91. — Plaiycerium grande. Fougère dont la partie supérieure sert de réceptacle au terreau et la partie inférieure découpée pendante sert à l'assimilation / d’après M. Gocbel).
qui sont alors formés par un enlacement de racines entre les- . quelles les débris de feuilles et la terre s'accumulent. Aussi ces plantes, bien qu'aériennes, peuvent-elles cependant, dans certains cas, se laisser culliver sur le sol sans difficulté (Cyropodium, Orchidée; Anthurium Hugelit, Aroïdée). L'existence
GÉNÉRALITÉS SUR L'ÉPIPHYTISME 147
de ce terreau favorise l'accroissement de ces plantes, et c’est
dans ce groupe que lon doit ranger une des Orchidées
les plus magnifiques des régions tropicales remarquable à la É fois par ses dimensions et par la mullipheité de ses hampes florales, le Grammatophyllum (fig. 31,p. 63). Le bourrelet formé par l'enchevêtrement des racines autour de Farbre qui sertde support peut, pour certains mdividus de celte espèce, atteindre Jusqu'à > mètres de diamètre ; de celte couronne de racines peudent de très nombreuses branches atteignant plusieurs mètres de long et pourvues de feuilles larges. L'ensemble de la plante porte 50 à 60 hampes et Jusqu'à 4.000 ou 5.000 fleurs qui s'épanouissent d'un seul coup.
Dans ces conditions, la vie épiphyte est susceptible évidemment d'une très grande puissance et la vie terrestre, qui n'offrirait guère plus d'avantages que la vie aérienne au point de vue de la nutrition, présenterait, par contre, au point de vue de l'éclairement, des désavantages incontestables.
Ce sont évidemment les meilleures conditions de lumière qui seules peuvent expliquer que certaines plantes épiphytes affrontent les dangers résultant d’une installation sur la couronnedes arbres; les risques de dessiccation sont évidemment si grands alors qu'ils ne peuvent êlre bravés que S'il y a d'autre part des avantages indiscutables pour les espèces qui s'installent sur les points brûlés par le soleil.