‹ La nature tropicaleChapitre 42 sur 113 · UD NPA TERRE AN A US A ERA · texte numérisé non relu

UD NPA TERRE AN A US A ERA

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sont des hémi-parasites, c'est-à-dire qu'elles ont de la chlorophylle ; on connaît cependant une espèce du Chili, le Loranthus aphyllus, qui en manque el qui ne pousse que sur une seule espèce de plante, le Cereus peruvianus, ayant done, par suite de cette absence de matière verte, des exigences nutrilives plus particulières que celles de la plupart des autres Loranthinées.

La présence de chlorophylle chez ces plantes donne à leur parasilisme un caractère assez spécial, puisqu'elles peuvent très bien se nourrir aux dépens de l'air. Le Gui emprunte surtout la sève brute à son hôle, aussi dit-on que c'est un parasite d’eau. Unger (en 1840) et Harley (en 1863) avaient déjà eu l'idée que la nutrition de cette plante devait être d'une nature un peu particulière et qu'il pouvait y avoir restitution partielle des éléments nourriciers de la part du parasite à l'arbre qui le supporte. M. Bonnier a prouvé le bien fondé de celte conception par la considération de la variation du poids see du Pommier (1). Il est évident que le Gui qui garde ses feuilles pendant l'hiver peut contribuer à nourrir le Pommier. Le parasitisme du Gui est donc intermittent, et, dans certaines périodes, il peut au contraire être utile à la plante qui l'héberge d'ordinaire. Les services que se rendent les deux végétaux sont donc réciproques, non pas à un moment quelconque et pendant toute la durée de la vie de la plante, mais au cours d'une année ; ce cas nous permet donc d'en entrevoir un bien plus général dans lequel les deux êtres qui s'associent s'entr'aidentconstamment, c'est ce que l'on appelle la symbiose, phénomène sur lequel nous aurons l'occasion de revenir.

(1) On prenait un Gui qui poussail sousune branche de Pommier de facon à pouvoir en déterminer le volume au commencement et à la fim d'une année, en le plongeant dans l'eau. De là on déduisaitle poids frais. Des expériences préalables avaient permis de constater que le rapport du poids frais au poids sec élait de 0,35. De l'augmentation du poids

frais on déduisait donc l'augmentation du poids sec ; d'où l’on pouvait:

évaluer l'augmentation du carbone en poids. Pour le Gui considéré, l'augmentation de carbone a été de 323 grammes.— On avaitétudié, d'autre part, l'assimilation du carbone pour une surface déterminée de feuilles en diverses saisons, le jour et la nuit ; aussiarrivail-on à conclure d'une manière certaine que le poids calculé précédemment devait

être inférieur au poids assimilé. Le Pommier a done dû bénéficier,

d'une partie de ce carbone.

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