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est donc’encore exceplionnellement endogène, Mais là ne se
RS - . . . , * bornent pas les anomalies de ces singuliers végétaux
FiG.
masse charnue basilaire présente un système vasculaire dével'oppé qui part en se ramifiant de la racine nourricière de l'hôte ;
108 et 109. — Balanophorées, plantes parasites des régions tropicales.
leur
LES ÉPIRHIZOÏDES 189
Gæœppert, quia étudié le premier lastructure des Balanophor«, à émis cette opinion, en apparence invraisemblable,que dans le tubercule les vaisseaux appartiennent à la plante hospitalière, tandis que le parenchyme dépend du: parasite. Celte concepüon bizarre, d'après laquelle un organe simple serait formé de deux lissus appartenant à deux êtres distincts, a élé cependant confirmée par les attenlives recherches de M. Solms- Laubach (1). Nous avons donc, dans ce cas, affaire à un parasile qui a perdu la propriété de produire des vaisseaux dans
FiG. 110 el 111. — Pilostyles. Rafflésiacée parasite. 1. Section de l'arbre attaqué dans l'écorce duquel deux fleurs du parasite sont ébauchées:; e, écorce de l'arbre; f, fleur: !, tige. 2. Section des tissus de l'hôte a.au milieu desquels on distingue des filaments p constituant tout l'appareil végélatif du parasite (d'après M. de Solms-Laubach).
presque tout son corps, et qui ne retrouve la faculté d'en engendrer qu'au moment oùil va fleurir.
La dégradation de l'appareil végétatif est ici très notable, mais elle estencore plus grande ehezles Rafflésiacées,ces parasites remarquables qui se réduisent à des fleurs, organes qui, dans certaines espèces comme le Rafflesia, peuvent atteindre des dimensions gigantesques, puisqu'on a pu en observer ayant un mètre de diamètre (fig. 2 à 5, p. 11). Une de ces plantes, le
(1) Dans le cas où c'est un Thibaudia qui est attaqué par un Balanophora, YEricacée qui est atteinte par le parasite ayant un bois offrant des particularités anatomiques très spéciales, il a été possible de suivre les ramifications du système vasculaire du Thibaudia partout dans le tubercule,à une distance très notable de sa racine ; quant aux tissus mous, ils appartiennent bien à la Balanophorée.
Pilostyles (qui se distingue de ses congénères parce qu'il croît sur les branches au lieu de vivre aux dépens des racines), est tout à fait remarquable au point de vue de la réduction des lissus végélalifs : non seulementil n'y à plus de vaisseaux dans le parasile, mais son système végélalif se réduit à des filaments isolés, ramifiés dans larbre sur lequel 11 eroît fig. 110 el 111, p. 189).
Nous avons, dans ce cas, une plante phanérogame qui ressemble à un Champignon filamenteux. Le végétal ne redevient pour ainsi dire lui-même qu'au moment de se reproduire, il produit alors des bourgeons floraux endogènes qui ne tardent pas à crever l'écorce et à apparaître à la surface de larbre nourricier.
La singularité des végélaux que nous venons de décrire a fortement frappé les premiers observateurs ; aussi quand, à la fin du siècle dernier et au commencement de celui-ci, les Balanophorées et les Rafflésiacées ont été découvertes, les premiers savants qui s'en sont occupés ont-ils pensé qu'il s'agissait là de tumeurs, de monstruosités et ils ne s'étonnaient pas, dans ces conditions, de leur voir prendre des aspects si étranges : certaines de ces plantes ressemblant à des Champignons, soit à des Hydnes, soit à des Clavaires, ete. La découverte des graines de ces espèces modifia ces idées et ne laissa plus de doutes sur leur véritable nature, on avait affaire à des végélaux supérieurs à fleurs bien caractérisées, qui avaient élé seulement mélamorphosés par les conditions anomales de leur nutrition.
L'étude que nous venons de faire de Pappareil végétatif des parasites nous montre que l’organisation de ces plantes mérite d'être mise tout à fait à part dans l'anatomie comparée du règne végélal. Doit-on penser que les anomalies très spéciales que nous venons de décrire sont absolument sans cause, et que c'est le hasard qui veut que les êtres soient, dans tous les cas, subordonnés à leurs conditions d'existence ? Dans notre examen détaillé des divers lypes parasitaires, nous avons partout signalé des particularités remarquables dans l'appareil de nutrilion, dans les procédés de germination, dans les modes de fixation qui semblent constituer de merveilleuses adaptations au mode de vie. Nous pouvons nous demander, car le hasard n’explique rien, sous l'influence de quels facteurs ont