CRIMES CONTRE LA PROPRIÉTÉ
1. Vol et brigandage. — IL Vol commis par un bidalgo. Premier vol. — III. Vol commis par les vilains; la chauise-lrape. — IV. Receleurs. — V. Glaatification des vols selon la nature de Pobjet volé. — VI. Peine binrre pour k vol d*un chaL — VII. Peines corporelles et supplices pour les voleurs. — VIII. Deslruclions , dégradations et dommages — IX. Abatage d^arbres. Délits forestiers; taUhuoneê. Arbres fruitiers. — X. Le coffisro. — XL Lois protectrices des animaux. — XII. Lois contre les animaux : les bétes dédarées bomicidcs.
VOL ET BRIGANDAGK.
Le for ne sait pas établir une distinction bien nette entre les crimes contre la propriété et les crimes contre la personne. Il appelle le vol homicide, et il dira du voleur d'un bœuf: L'homicide payera pour peine de l'homicide {^mùcidio paga pord omicidio).
L'amende était quelquefois plus élevée pour tel objet volé (|ue pour tel individu tué. La propriété avait besoin de protection énergique.
Le vol était fréquent dans un pays pauvre, sans cesse trou* blé par des dissensions intestines, lorscju'il n'était pas dévasté par la guerre étrangère.
Les bandits espagnols ont acquis une sinistre renommée.
Nous avons dit l'origine de ces bannis (^bandidos)^ mis au banc des réprouvés, sans cesse en guerre avec la société qui les repoussait, et d'autant plus redoutables qu'ils n'espéraient ni merci ni pitié.
Les fors en Navarre ont une grande préoccupation, c'est de classer les vols selon la nature de la chose volée, et d'appliquer une peine spéciale à chaque vol selon son importance.
Les juges, investis du droit d'infliger des peines arbitraires, ne manquèrent pas sans doute de les proportionner à la gravité des délits; mais, dans le lointain des âges, leurs décisions, dont les motifs sont oubliés, nous apparaissent empreintes tantôt d'un excès de rigueur, tantôt d'une extrême indulgence*