DES PECHAS ET REDEVANCES FÉODALES
1. Abnuda. Anubda. — II. Aldaca. — III. Almudi. Chapitel. — IV. Aiadeca.
— V. Andura. — VI. Aiaguerrico. — VII. Aiofra. — VUI. Ba«to. — IX. Baturratu. — X. Beraurdea. — XI. Botejas. Bolillas. — XII. Gambiarse de an lugar à otro. — XIII. Garnero. Camal. — XIV. Caïadores (Pécha de). — XV. Cena.
— XVI. Criiuelo. Eacuranina. — XVII. Dieima. — XVIII. Eriel-vide. — XIX. Eacaociania. — XX. Foosadera. Alfonsadera. Oiterate. Zermenage. — XXI. Galleta. Delgala. — XXII. Gailardima. — XXIII. Impodcioii. Alcabala.
— XXIV. Labor. Facendera. Semana peon. — XXV. Lesta. — XXVI. Maneria, inortuorio. — XXVII. Merinia. Merindage. — XXVIII. Monedaje. — XXIX. Novena. — XXX. Opilarinxada. — XXXI. OsUdias. — XXXII. Osleioto. — XXXIH. Palmada. — XXXIV. Peaje.— XXXV. Pécha capital. - XXXVI. Pécha pleileada. — XXXVII. Pedidos ayudaa. -- XXXVIII. Peticion de la cebada. — XXXIX. Pimienla. — XL. Qiiinta yordea. — XLI. Recognoscenda.
— XLII. Relevacionesdel servicio de guerra. — XLIII. Ruedas. — XLIV. Saca.
— XLV. Sayonia. — XLVI. SaL — XLVII. Seilo. — XLVUI. TaWas. - XLIX. Taillas. — L. Telonio. — LI. Vaca régis. — LU. Vek dd cattillo. — LUI. Vereda. — Gonclusion de fouvrage.
Ce n'était en général que les gens de la dernière classe qui payaient tribut [pécha, peita). Les mots pechar, pecharra signifiaient en basque c^non noble, plébéien ou va$allo mm; de pe pea, vassal, et charra, chose de peu de valeur. »
Les redevances, primitivement payées en nature, furent souvent converties en argent. Les Navarrais avaient une locution pour exprimer cette conversion : Tomar a ditiero.
Commençons l'énumération des péchas.
ABNUDA. A?rDBDA.
Cette redevance était une des plus anciennes. On en re-
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LOIS FÉODALES. /lOl
trouve le nom dans les chartes du ix' siècle. Il parait qu'elle était très onéreuse et qu'on la classait parmi les fueros malos. Les populations demandèrent dans les privilèges à en être exemptées, et l'exemption devint si générale, que les savants espagnols Llorente , André Burriel et Yanguas ont vainement cherché en quoi consistait cette pécha depuis des siècles tombée dans un oubli d'oii il n'est guère utile de la tirer.
ALDACA.
Cette pécha, spécialement imposée aux Maures de Fontellas, se réduisait à l'obligation d'oiïrir ou de payer l'épaule de chaque mouton que l'on tuait.
ALMODI. CHAPITEL.
Dans les lieux de quelque importance, le roi possédait uue maison où tous les habitants étaient obligés d'aller faire mesurer le grain avec les mesures royales, moyennant certaine rétribution. ATudèle, cette maison se nommait almtidi, et, en Navarre, altnud veut encore dire «mesure».
Les droits payés au roi assuraient l'exactitude du mesurage. Minimes pour chacun, ils formaient dans leur ensemble un revenu assez considérable pour le trésor.
Les rois cédèrent ou vendirent à certaines localités, notamment à Tafalla, en 1887, le privilège du mesurage et la liberté absolue de la vente des blés.
AZADEGA.
C'était une redevance spéciale aux Maures de Certes. Elle II. 96
nOi HISTOIRE DU DROIT EN NAVARRE.
consistait en un tribut de quelques œufs et de i denier, payable chaque année, par maison mauresque.
. ASADORA.
Ce tribut était prélevé sur le produit des troupeaux. Il fut souvent converti en argent. Les rois en firent généreusement l'abandon à certaines villes et mâme à des villages. Dans les fueros concédés en ii5o au conseil de Durango, Sanche le Sage dit : <c Quoique les laboureurs ^^kibradoren) aient coutume « de nous donner un agneau , ce qu'on appelle asadura. d
AZAGUIRRIGO.
On lit dans le for : (c 11 y a une peclui qui est appelée aza- ^guerrico en basque (c/t basquoize), Ceiic peclia doit être de ce tcquun homme peut porter, et elle doit ôtre payée au temps «et de la manière dont elle a coutume d'être acquittée aux K lieux où elle est en usage." (L. III, t. VU, c. ii.)
Dans azroguerri^co les basquisants trouvent az beaucoup, superlatif, aguerri qui domine, co (de) du lieu, d'un lieu qui domine beaucoup. On en tire la conséquence que c'était une pécha des montagnes.
On ne peut guère éclaircir l'obscurité qui se trouve dans le for. Ce n'est que là qu'il est question de Xazagwrrieo.
AZOFRA.
Les Maures de Tudèlc et de Fontellas étaient chargés de faire les travaux des vignes du seigneur et le transport de la vendange. Chaque ouvrier recevait k deniers.
LOIS FÉODALES. hOi
Alphonse de Batailleur, dans un traité avec les Maures, accorda la suppression de Yazafra.