‹ La Navarre françaiseChapitre 33 sur 131 · II · texte numérisé non relu

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<t quatre grains noirs sont tombes par le sort, ayant nommé ((quatre députés, ont rapporté à rassemblée avoir nommé et ce choisi pour abbé et pour jarats. . . 9

Cette immixtion du hasard du sort dans le suffrage universel n'est-elle pas curieuse ? Le renouvellement des jarats avait ordinairement lieu à la fête de Noël ou le joar de Fan.

Les jurats de Tafalla devaient avoir un caissier ou trésorier, choisi, alternativement, une année parmi les Aûh^jtM et uie année parmi les ruanos. Cette distinction , pour les élections, en deux classes d'habitants n'existait point partout; elle finit par disparaître. Elle fut supprimée à Tafalla par Jean d'Albret, qui a laissé dans les institutions navarraises de si profondes empreintes de son esprit libéral et généreux ^

Les jurats avaient ordinairement la nomination du baîie et des gardes de champs. Ces emplois subalternes ne pouvaient être occupés par ceux qui avaient rempli les fonctions élevées de jurât ou d'alcade.

Le roi devait toujours pourvoir à ce que les juges fussent capables de bien remplir leurs fonctions.

On lit dans le for de Tudèle : ce II est ordonné que, si le fc conseil de ville n'élit pas des hommes capables sdon le for, (tle roi notre seigneur ou son gouverneur pourra nommer, <^chaque fois que le cas se présentera, une personne suffisante ((pour être alcade, parce que les électeurs pécheraient en te n'élisant pas des personnes suffisantes?' [et e$to pur razon fm pecaron en la eleecion non esleyendo personas nfffieienies).

Si l'alcade remplissait mal ses devoirs d'une manière notoire [tnantfestament) y le roi devait le châtier selon ses mérites (#î4« meritos).

* Archives (le Pampelunc ((^ 137-37).

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