DON DE SURVIE. REVOCATION
Les Navarrais avaient en faveur les dons de survie faits réciproquement par les époux par contrat, mais ils trouvaient juste que la femme infidèle on oublieuse de la mémoire de son mari fut déchue des avantages qu'elh; en avait rerus.
Mettons en parallèle deux textes : Tun du for voisin des
temps barbares, l'autre des fors et coutumes publiés sous Louis XIII.
Far général {\. IV, c. ii). — et La veuve qui mène une mau- « vaise vie, par qui et comment peut-elle être deshéritée?
ce Lorsque la veuve d'un infançon n'ayant pas d'enfants se c( conduit mal et devient grosse, son frère aine lui dira: — On (c m*a déclaré que tu étais enceinte. — Et il peut avec la main ce visiter le ventre. Quand il trouve des marques de grossesse, ce il envoie chercher les parents paternels les plus proches, et, ce saisissant tout ou partie des biens de sa sœur, il la surveille cède nuit et de jour jusqu'à l'époque de l'accouchement. Le ce moment venu, il fait appeler trois ou cinq chandras qui asce sisteront à la naissance et constateront avec les parents le ce sexe du nouveau-né. La veuve alors sera deshéritée. 7>
Fars et œutumes (rubr. xxv, art. i&). — «La femme qui se ce conduira mal, qui commettra luhritias, aprè$ le décès de son ce mari, sera privée de tous les legs et dons faits en sa faveur ce par le mari, t)
L'article 16 de la même rubrique est ainsi conçu : «Si le ce mariage se dissout par la faute du mari, il sera tenu d'encc tretenir la femme de vita et alitnents; si c'est par la faute de la ce femme et qu'elle soit héritière, elle sera tenue, sur son héré* ce dite, d'entretenir son mari quand il ne pourra s'entretenir et lui-même. ?j
Article 17. ce5t fe matrimony se separaba, si le mariage «(était dissous pour cause de parenté au per vicy dejrigiditat ce ou nwleficy, celui des époux qui aurait porté une dot et ce des joyaux peut les retirer incontinent sans attendre an et ce jour, n
Cette prévision du cas de maUJice n'est-elle pas étonnante dans une disposition de loi publiée au xvii*' siècle?