TAT DES ENFANTS NATURELS
Lorsque le mariage nétait qu*un contrat «que Thidalgo pouvait briser pour rien et dont un vilain pouvait se délier pour un bœuf, il est facile de comprendre que la nuance entre le fils légitime et l'enfant naturel ne fût pas toujours bien saisie.
Le mariage religieux améliora les mœurs, mais leur réforme complète était difficile chez un peuple où l'immoralité avait dégénéré en habitude et se trouvait favorisée par le contact avec la polygamie musulmane.
Les rois de Navarre ne se piquaient pas de donner le bon exemple et, en préchant la morale, de la pratiquer eux-mêmes. Ainsi, ils punissaient sans pitié (il est vrai qu'ils avaient leur profit à imposer des amendes) un pauvre Maure qui avait eu quelques faiblesses avec sa future avant la célébration du mariage à la mosquée, et eux-mêmes, en présence de leurs femmes, pures et nobles reines, ils affichaient le scandale de leurs désordres.
Ils célébraient avec une pompe inouïe le baptême de leurs
enfants naturels. Ce n est pas tout. La reine, au lieu de souffrir du dt^sordre dos mœurs de son royal dpoux, semblait y applaudir en comblant de faveurs le fds né hors du mariage.
Des chartes de Pampelune ont conservé les détails des dons généreux faits par dona Léonor, femme de Charles III , à trois bâtards à la fois: h Godofre, fils naturel de son mari; à Tristan, fds de Talferez; et h don Carlos, fils du frère da roi.