CRIMES CONTRE LES PERSONNES
I. L'homicide et le demi-homicide. — IL Le suicide. — IIL L^emprisonoement. — IV. Le parricide. — V. Le meurtre. — VI. Circonstances aggravantes : présence de la reine; respect de la femme. — VIL Grimes commis dans une église. — VlII. Tarif du meurtre. Eicuse : frapper uu homme qui s*esl introduit dans la maison. — IX. Luttes a main armée de seigneur contre seigneur. — X. Peine du meurtre. — XL Coups et blessures. — XII. Déooifier une femme. Tirer la barbe à un homme. — XIII. Homiddet involoiiUires et accidentels. — XIV. Attentats à la pudeur. Adultère. — XV. Fors et coutumes modernes. — XV I. Injures. — XVII. Mors pour les mauvaises langues.
L'UOmCIDK ET LE DEMl-HOMICIDB.
En Navarre, rhomicide [amicidw, homicidiutn) comprenait le meurtre, les coups et blessures, les attentats aux mœurs, les injures. Le demi-homicide [meyo omicidio, medio omicidio) comprenait les faits moins graves dont la peine était la moitié de celle de l'homicide.
L'homicide ne s'étendait pas à l'assassinat ni au suicide, classés parmi les crimes de trahison, qui entrainaient la confiscation au profit du roi.
L'amende due pour le demi-homicide par les personnes non nobles revenait primitivement au seigneur du lieu. Plus tard les seigneurs furent dépouillés de ce droit, et toutes h*s amendes rentrèrent au trésor royal.
LOIS PENALES. 359