‹ La Navigation Intérieure en FranceChapitre 108 sur 124 · B. —— LA QUESTION (DES PORTS INTÉRIEURS · texte numérisé non relu

B. —— LA QUESTION (DES PORTS INTÉRIEURS

Une autre réforme, d'ordre très général, qui serait très utile, qui ne coûterait pas très cher, et qui pourtant en Francé n’a jamais été bien sérieusement entreprise, serait le creusement de ports intérieurs, vastes et suffisamment rombreux, ou tout au moins l'amélioration ou l’agrandissement d’un certain nombre de ports actuellement existants.

Ceux-ci, en voie courante, sont constitués par un simple élargissement du profil du canal, laissant complètement libre la place nécessaire pour le passage de deux bateaux : le garage a donc la largeur d’un bateau et comme longueur celle d’un nombre variable de bateaux.

Les ports sont généralement étabNis du côté opposé au chemin de halage, certains doivent être assez larges pour permettre à une péniche de faire tête sur queue.

Il y a des ports particuliers (établis précisément du côté opposé au chemin de halage), c’est le cas des usines situées sur le bord même du canal. Si l'importance du port exige que les deux rives restent libres, on creuse un bassin extérieur au canal communiquant avec lui par une ouverture sur laquelle on établit une passerelle de halage mobile. Il y a de nombreux exemples de ports ainsi disposés dans le Nord et dans l’Est et, d’une manière générale, dans toutes les régions industrielles. L'organisation des ports est généralement médiocre, de même que leur outillage : il convient néanmoins de distinguer les ports privés, construits et entretenus par les intéressés et les ports publics qui le sont par l'Etat.

Les premiers sont généralement assez bien outillés, qu'il s'agisse de transports de combustibles minéraux, de matériaux de construction ou de grains. Les particuliers intéressés directement à la bonne marche des ports intérieurs se sont donné la peine de créer une installation répondant aux besoins de leur industrie, mais, au contraire, partout où l'intérêt général est en jeu, c’est-à-dire dans les ports publics, les installations font défaut ou sont insuffisantes; quelquefois c’est le port public lui-même qui manque.

En somme, l’une des principales infériorités de nos voies navigables provient de l’insuffisance des ports en général et de l’outillage défectueux des ports publics.

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