‹ La Navigation Intérieure en FranceChapitre 15 sur 124 · À. — VOIES NATURELLES · texte numérisé non relu

À. — VOIES NATURELLES

En ce qui concerne les voies naturelles, il faut d’abord entretenir les berges, surtout celles qui sont à l’état naturel, c’est-à-dire celles qui ne sont pas défendues par des murs où autres ouvrages spéciaux : elles sont souvent écroulées par les crues ou les remous dus au passage des bateaux, surtout ceux à hélice : le procédé le plus couramment employé consiste à adoucir les berges, en inclinant les talus pour éviter les éboulements, ensuite on les

recouvre d’une couche de matériaux offrant plus de résis-

tance que le sol lui-même à l’action de l’eau.

Le chenal, par suite des crues et des matériaux que le fleuve transporte quelquefois, peut s’envaser : il convient alors de le draguer; des seuils, c’est-à-dire des hauts fonds, peuvent brusquement s’engraisser ou se creuser; les plus élevés règlent la navigation, aussi il est souvent nécessaire d’écrêter les seuils les plus saillants.

Les ouvrages d’art ont aussi à souffrir de certains phénomènes atmosphériques. L’embâcle, c’est-à-dire le gel, est particulièrement dangereux, surtout autour des piles des ponts : un véritable barrage de glace peut s'établir et provoquer de graves dégâts. Au moment de la débâcle, plus dangereuse encore que l’embâcle, le dégel peut amener sur un pont des masses d’eau considérables qui l’em-. portent : une bonne précaution consiste à casser la glace autour des ouvrages d’art : les blocs, qui sur l’eau sont

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