ET ETES
canal de Briare, le canal latéral à la Loire de Briare à Digoin et le canal de Roanne à Digoin; malgré ce fractionnement apparent, cette ligne présente une réelle unité; elle n’a été terminée qu’en 1904; elle est due au programme de Freycinet (L. 5 août 1879), qui a classé cette voie parmi les principales pour permettre la circulation des bateaux calant 1 m. 80.
Les combustibles tiennent dans le trafic une place relativement faible; cette ligne expédie vers Paris et le Nord des matériaux de construction; c’est sa principale caractéristique, et elle a surtout le grand avantage d'offrir un fret de retour assez sérieux.
Les principaux ports sont : Roanne (440.000 tonnes en 1912), Montargis (176.000), Corbeil et Ivry. Le trafic total n’a jamais dépassé 875.000 tonnes.
Le port de Roanne est un bel exemple des résultats que peut donner le raccordement de la voie d’eau à la voie ferrée : dans le cas particulier, cette liaison permet au canal d'étendre son influence dans la région située au delà, jusqu’à Saint-Etienne notamment; il fut même, à un moment donné, question de prolonger le canal de Roanne à Saint-Etienne.
Comme la plupart des voies navigables françaises, cette voie se heurte à de grosses difficultés d’ordre topographique.
Sur la Seine, la navigabilité est bonne, mais à partir de Saint-Mammès le canal s’élève pour passer du bassin de la Seine dans celui de la Loire; le bief de partage est à l’altitude de 166 m. 30.
De Paris à Saint-Mammès, on rencontre 10 écluses, soit une tous les 8 km. #, mais de Saint-Mammès à Roanne il y en a 99, soit une moyenne de une tous les 3 km. 560, ce qui est un espacement plus satisfaisant que sur les lignes Paris-Dunkerque ou Nord-Nancy-Strasbourg. On rencontre de même sur le parcours du canal 60 passages