A. — BATEAUX DE RIVIÈRE
a) Notions générales.
Les bateaux sans moteur qui en constituent la partie prépondérante appartiennent à des types extrêmement nombreux, depuis la barque de 3 tonnes des petites rivières comme la Charente jusqu’au chaland de 1.000 tonnes qui circule sur la Seine entre Paris et Rouen, et le chaland de 4.350 tonnes qui remonte le Rhin jusqu’à Strasbourg.
Cette extrême variété de types est justifiée par les habitudes, les traditions, les besoins locaux, le mouillage de chaque rivière. Il est inutile, pour ne pas dire impossible, d’uniformiser tout le matériel, qui doit être adapté à la voie de navigation sur laquelle il circule.
Ces bateaux sont généralement plus longs, plus larges, avec un tirant d’eau variable suivant le mouillage de la rivière; ils sont généralement assez robustes pour résister à ces variations et supporter les efforts de traction et des manœuvres que comporte une navigation en rivière, Surtout à la remonte.
C’est sur la Seine et sur le Rhin qu'on rencontre le plus fréquent emploi des bateaux de rivière. Sur la Seine, le mouillage a été porté à 3 m. 50 de Paris à Rouen et le tirant d’eau maximum des bateaux y est de 3 mètres ().
La plupart des bateaux sur la Seine naviguent à pleine charge à la remonte; l'hiver, il y a plus de courant que l'été: or, nous avons vu que la péniche présente une résistance considérable à la traction, aussi en a-t-on construit
(1) Cf. Jacquinot, Le réseau mavigable français, p. 46 à 50.