‹ La Navigation Intérieure en FranceChapitre 38 sur 124 · ANG · texte numérisé non relu

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Ces chalands ont un poids mort plus considérable que ceux en acier, mais ils permettent de réaliser une économie sur la construction et sur l'entretien qui est presque nul.

Le chaland en ciment armé est un peu plus vulnérable que celui en acier, mais cet inconvénient est racheté par l’avantage considérable de réparations faciles et rapides.

C'est l'Office national de la navigation qui en a fait l'essai pendant la guerre; il en a fait construire 83 en une seule commande représentant un tonnage global de 59.000 tonnes.

A ce moment-là, la main-d'œuvre exercée était rare et l’approvisionnement en matériaux difficile; les tôles d'acier et le personnel des constructions navales étaient réservés pour la construction de navires dont on avait grand besoin, surtout avec les ravages de la guerre sousmarine.

Les résultats techniques n’ont pas été mauvais, mais il semble que cette technique n'ait pas eu de suite; pour le moment, on paraît avoir abandonné la construction en ciment armé, mais elle conserve quand même un certain intérêt pour les pontons ou autres appareils destinés au service des ports.

f) Le bateau de Seine (2).

On peut diviser la Seine en deux parties : la haute Seine et la basse Seine.

La haute Seine se trouve en amont de Paris; on peut la considérer comme un véritable canal, puisqu'elle est aménagée pour la navigation des péniches réglementaires.

La basse Seine commence à Paris (exactement à Charenton); elle comprend la traversée de Paris, la Seine canalisée et la Seine maritime. -

La Seine canalisée va de Paris à Rouen; elle présente une

(12) Ibid., p. 91 à 95.

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