‹ La Navigation Intérieure en FranceChapitre 46 sur 124 · ENS · texte numérisé non relu

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la rapidité de son trafic et ses prix très bas de transports enlèvent à notre batellerie une part importante des frets français (6).

Le plus souvent, les réparations seront effectuées à l'étranger ou par de la main-d'œuvre étrangère, les chantiers français n’existant pas ou étant dans l'impossibilité matérielle d'effectuer certaines réparations particulièrement techniques. De plus, le bateau étant sous hypothèque étrangère, les assurances seront obligatoirement étrangères.

Il y a là un danger, car le marinier français s’habitue insensiblement au bateau étranger, au moteur étranger, aux méthodes étrangères, et devient vraiment trop tribulaire de l'étranger; et cette situation se produit à un moment où chaque pays a le devoir de surveiller son marché du travail et de lutter contre le chômage qui s’installe dans ses industries. L'Etat subit même de ce fait une perte au point de vue fiscal; il perd tout ce qui retournerait au budget par la cascade des impôts, dans le développement d’une industrie qui pourrait, bon an, mal an, produire de 50 à 60 millions de francs en constructions et en réparations de bateaux.

Au surplus, si la batellerie est une des diverses industries qui contribuent à assurer le transport des marchandises dans notre pays, et si, à première vue, il semble qu'aucun intérêt national n’est compromis quand son rôle diminue au profit des chemins de fer ou de l'automobile, il apparaîtra au contraire qu'un danger national existe dans l’hypothèque prise par l'étranger sur notre flotte fluviale, comme aussi dans le progrès inévitable de la concurrence étrangère sur le marché des prêts fluviaux français.

(26) C£. La navigation du Rhin, sept. 19%: Le crédit Îluvial en Belgique, D: 999:

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