‹ La navigation internationale du Congo et du NigerChapitre 23 sur 31 · A. — GÉOGRAPHIE PHYSIQUE · texte numérisé non relu

A. — GÉOGRAPHIE PHYSIQUE

La direction générale du cours du Niger présente une analogie assez grande avec celle du Congo : c'est la même immense boucle, mais en sens inverse, décrite par les eaux du fleuve, avant de se jeter dans la mer, sensiblement à la même latitude que les sources.

Bibliographie : Archives diplomatiques, 1891 ; — Atlas Schrader ; Vidal-Lablache ; — The Daily Mail commercial Map of Africa ; — Bulletin du Comité de l* Afrique française^ 1899 ; — Bulletin de la Société de géographie ; — DuCHÊNE, Le droit de navigation sur le Niger (Rev. de droit internat, public, 1895, n° 4, p. 436) ; — Lanier, l'Afrique, 1897 ; — Livre jaune, affaires du Congo 1885 ; — Mattei, Bas-Niger, Bénoué, Dahomey; — MizoN, Récit d'expédition à la Société de géographie, juillet 1892 ; — Orban, Elude de droit fluvial international ; — Pillet, La liberté de navigation du Niger {Rev. de droit internat, public, 1896, no 2, p. 190) ; — Toutée, Dahomey, Niger, Touareg.

Le Niger naît au Nord-Est de la colonie anglaise de Sierra Leone, dans le Soudan français. Il coule d'abord dans la direction du Nord-Est jusqu'à Tombouctou, où il arrive après avoir traversé une région assez marécageuse se terminant par le lac Déboé ; il suit ensuite pendant quelque temps une ligne parallèle au méridien, en longeant le Sahara, descend vers le Sud-Ouest, et gagne la mer par une série d'embouchures qui forment le delta le plus vaste et le plus compliqué du globe. Peu nombreux sont ses affluents : La plupart des rivières de gauche se perdent dans le sable, et il n'existe que les traces de leur lit pour témoigner qu'autrefois la contrée était arrosée : quant à ceux de droite, ils sont en grand nombre, mais courts et d'un débit relativement faible. Seul la Benoué, affluent de gauche, a de l'importance.

Le Niger rencontre comme le Congo une série de rapides ; mais ceux-ci ne semblent pas insurmontables à la navigation.

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