‹ La navigation, poeme de Bernardino Baldi, traduit de l'italienChapitre 13 sur 41 · LIVRE SECOND · texte numérisé non relu

LIVRE SECOND

Quemaintenantlenavigateur, quittant l'humble domaine des eaux, porte son attention et s’élève avec moi au-dessus des nues ténébreuses, vers ces hautes régions où nous appellent les éternelles et magnifiques beautés du ciel ; du ciel qui tourne et brille pour nous seuls.

Nuit compatissante, ’qui noies dans le sommeil les soins importuns des mortels affligés, et dont les yeux innombrables découvrent et observent en silence les doux larcins de l’amour prudent , augmente encore le calme qui règne sur ton front, polis un à un les diamants dont ton voile étincelant est parsemé ; et, si tu secondes mon désir, si tu exauces ma prière, je répandrai sur tes autels sacrés le sang fumant d’un agneau noir. Et toi,

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