‹ La navigation, poeme de Bernardino Baldi, traduit de l'italienChapitre 16 sur 41 · I 1 8 LA NAUT1CA. 1.1 BRO II · texte numérisé non relu

I 1 8 LA NAUT1CA. 1.1 BRO II

I iiice prende dal sol , torbida il corno , Pioggia il ciel versera ; ma se le gote Di vermiglio color avrà dipinte,

Spireran venti : poi che vento sempre Dà il purpureo del ciel , se si risolve.

Quando poi sembrerà cinta la fronte Di sanguigna corona infusa e tinta Di negro, e rotta in parte, orribil pioggia Commossa avrem da tempestosi venti.

Ma se nel quarto di , che certi suole Segni mostrarne il quarto di , d’ argento Cliiare ed acute in fronte avrà le corna;

Non paventi il nocchier dal lido il legno Spinger ne 1’ alto , che sereni e chiari Gli darà giorni in fin che nel suo albergo Per raccenderle i rai Febo 1’ accoglia.

La luna e’1 sol mirasti : or volgi il guardo A’ più minuti lumi , e i segni impara Che ti mostra fedel 1’ arnica notte ,

I «a notte in cui pietate allor si desta ,

Che gl’ infelici naviganti scorge

Fra l’ onde errar dispersi , e il mesto suono

Le fere il cor de’ lagrimosi accenti.

Se dunque osserverai ch’ ella ti scopra Tl suo stellato altar di nubi scarco,

Ove l’ altro seren d’ acquoso vélo Sia ricoperto , affretta al fido porto.

Mentre cede al governo ancor la vêla ,

Riedi ; che se nol fai, del mar, che a scherno

LA NAVIGATION. LIVRE II. liy

recueille de nouveaux rayons du soleil , si son croissant est obscurci par les nuages, le temps sera pluvieux; mais si ses côtés sont de couleur vermeille, les vents souffleront, puisque la rougeur du ciel, quand elle s’efface, est toujours un présage de leur approche. Si son front paraît ceint d’une couronne sanglante, couverte de taches noires et rompue en partie , les vents tumultueux enverront une effroyable pluie. Mais si , au quatrième jour ( les indices de ce jour sont certains), son croissant argenté est clair et lumineux , les marins pourront sans crainte parcourir les mers; les jours seront sereins jusqu’à ce que le soleil éclaire de nouveau la lune de ses rayons. Après avoir observé la lune et le soleil , étudiez aussi les étoiles, et soyez attentif aux sûrs et bienveillants avertissements que vous donne la nuit, alors qu’elle regarde avec compassion les navigateurs errants et dispersés au milieu des mers, et que son cœur est touché de leurs lamentables accents. Si donc ses étoiles se montrent brillantes dans une partie du ciel , tandis que dans l’autre un voile humide nous les cache, hâtez-vous de vous mettre en sûreté; rentrez au port, quand les voiles obéissent encore à la manœuvre; sinon, vous deviendrez la triste victime de la mer que

LA NAÜT1CA. 1.1BKO il.

Avesti , andrai misera preda , e ’adarno Dirai felice e fortunato a pieno Quel cauto marinar die allor non seiolse Nè por si voile a si palese riseo.

Ma se mentre è il Centauro in mezzo il cielo 1/ omero avrà di brève nube careo ,

E Ha 1’ altar corne già dissi ardente ;

D’ Austro non s’ abbia tema ; anzi da’regni De la lueida aurora Euro s’ attenda.

pie ancor d’ irato ciel non dubio segno , Quando le chiare stelle a jioeo a poco Perdendo andranno i luminosi rai ;

E se quando la terra abbraecian 1’ ombre , Cadere altra di lor vedrassi , seeo Eungo traendo e sf'avillante solco :

Da fieri venti intempestivo assalto Da quella parte moverassi , dove Segno eadendo il lueido sentiero.

Anzi il solïiar de’ furiosi venti Si commove Nettuno , e col muggito Fa lunge rimbombar le curve sponde :

Fugge dal inar elle minacciar già sembra Tempesta, l’airone, e più elle pilote Proeaceiando si va tranquilla jiarte Per lo sereno ciel ratto volando :

Veggionsi incontro al vento ir le palustri Foliche a scliiera , e per l' eceelse cime De gli altissimi monti in lungo lilo Distendersi le nubi , e frondi e piume

vous aurez méprisée, et vous envierez, mais inutilement, le sort du marin prudent qui n’aura point voulu se livrer aux flots et s’exposer à un péril évident. Mais si les épaules du Centaure, lorsqu’il occupe le milieu du ciel , sont couvertes d’un léger nuage, et si les étoiles sont également brillantes, ne craignez pas le vent du midi; attendez même qu’Eurus s’échappe des lumineuses régions de l’aurore. Si les étoiles perdent peu à peu de leur éclat, c’est encore un signe certain d’orage; et si quelques-unes, lorsque les ombres de la nuit enveloppent la terre, paraissent tomber en laissant après elles de longues traces de lumière, attendez-vous de ce côté à être assailli par la tempête. Avant que les vents déchaînent leur fureur, les rivages retentissent au loin des mugissements de Neptune qui s’agite. Le héron quitte la mer, qui déjà menace de la tempête, pour s’élever avec rapidité vers les régions célestes et y chercher un tranquille refuge. Vous voyez les foulques (i) aller par bandes à l’encontre du vent, les nuages se prolonger au-dessus de la cime des plus hautes montagnes, des feuilles

(i) Poule d'eau.

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