NAUTICA. I,IBIU) III
Nè fora incontra clii dieesse appieno Quanto danno e ruina indi raccoglia,
S’ imprudente ed incauto è elii 1’ adopre.
Taccia dunque il cultor, nè si querele, Giudice me, nè misero si cbiami,
Perché il suo faticar correndo in giro Per l’ istesso sentier sempre ritorni ,
E perché spesso al sole ed a la neve Kra soverchj disagi ei geli e sudi,
E che talor di sue fatiche estreme Il frutto caggia, e la speranza indarno; Ch’ a gran torto si duol , se l’occhio volge, E dritto mira il periglioso stato De l’audace nocehiero : egli se l giorno Suda premendo il faticoso aratro,
O d’arboscel di questa in quella riva Translate tronca i troppo audaci rami ; Respira al fine, e quando il sol si parte Per dar loco a la notte, i buoi disciolti Ha le arate campagne, a 1’umil tetto ,
Che già vede fumar, 1’ orme rivolge :
Ove col cibo che apprestato gli ave La sua casta eampagna, egli riprende Il perduto vigore , e’ntanto inseno Gli riportan scherzando i dolci figli T/e pargolette niembra, onde egli ohblia
ment conduit , procure d’avantages à l'humanité; niais aussi , combien ne cause-t-il pas de ravages et de désastres quand celui qui l’exerce manque de prudence et de précaution ! Que s’en rapportant à mon jugement, le cultivateur cesse donc de gémir et de s’appeler malheureux , parce que le cours de ses travaux tend à le ramener toujours dans le même sentier, parce que , souvent mouillé de sueur ou transi de froid , il souffre les incommodités extrêmes du soleil et des frimas, parce qu’il voit tomber quelquefois le fruit de son labeur et avec lui son espérance. Qu’il y regarde de près, qu’il considère l’état périlleux de marin, et qu’il juge s’il a lieu de se plaindre. Lui, au moins, s’il se fatigue tout le jour à pousser la charrue ou à couper les branches trop audacieuses des arbrisseaux transplantés çà et là, il respire enfin; et, dès que le soleil disparaît pour faire place à la nuit , il dételle les bœufs qui ont labouré son champ et regagne son humble chaumière , dont il aperçoit de loin fumer le toit. Là, par la nourriture que lui a préparée sa chaste compagne , il répare ses forces épuisées; puis, ses tendres enfants viennent en jouant poser sur son sein leurs membres délicats et lui faire oublier ses fatigues.