‹ La navigation, poeme de Bernardino Baldi, traduit de l'italienChapitre 26 sur 41 · LA NAUTICA. LIBRO III · texte numérisé non relu

LA NAUTICA. LIBRO III

Corne farà, se da desio compunto Fie di saper dove si trovi , e quanto Da questo ei sia lontano o da quel lido ?

L’ago fatal mastro gli fia, che puote In virtii sol de la inirabil pietra Cosi calle a nocchier mostrar per l’ acque Fedel, corne poteo del labirinto In dubbj giri il filo al saggio eroe Cui cedè vinto il Minotauro atroce.

E cio, miracol novo, in quella guisa Che, s’ al mio dir attendi, ora saprai :

Perché carta non v’ lia, che in se dipinti, S’ avvien ch’ opra ella sia d’ esperta inano , Tutti non aggia i venti, i mari e i lidi.

Deesi prima trovar quel loco appunto , Che del lasciato porto il nome tiene.

Quinci quel vento che soffiando spinse Per 1’ alto sale il tenebroso legno ,

Ed indi misurar la corsa parte

Per la via che nel mar segnô correndo ,

E quivi imprimer nota , perché quivi U navigio si trova, e quinci puote Altri veder quant’ utile ritorni Da l’ osservar quando veloce o tardo Muovan le navi, ancor che non sia lieve Di punto cio saper, mercè de l’onda

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plaines désertes de l’Océan? Comment fera-t-il pour savoir où il se trouve et combien il est éloigné de telle ou telle rive? Il n’apprendra son destin que de l’aiguille qui, par la vertu seule d’une pierre merveilleuse, peut lui montrer sa route sur la mer comme le fil à l’aide duquel le héros, vainqueur de l’atrocé Minotaure(i), parvint à sortir des détours du labyrinthe : miracle nouveau, dont vous allez connaître le secret, si vous me prêtez quelque attention. En effet, il n’est pas de carte marine, exécutée par une main habile, qui ne représente toutes les côtes, les mouillages et les airs de vent. On doit prendre d’abord exactement le point qui tire son nom du port d’où l’on est parti; puis, après avoir mesuré l'air de vent suivant lequel a couru l’aveugle navire à travers fonde salée ainsi que la longueur de sa route, on fait une marque qui est celle du point où se trouve le bâtiment; ce qui démontre combien il est important d’observer, bien qu’il ne soit pas facile de la connaître d’une manière précise, l’action exercée sur les vaisseaux par les courants, qui peuvent, ou en contrarier la marche, ou la favoriser et l’accélérer. Et

(i) Thésée.

LA NAliTICA. I.l BRO III.

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Corrente , clie o contraria il legno affrena ,

C) gli aggiunge seconda e sferza e sprone.

E perché esser non puo clie in ogni punto De la carta ogni vento akbia il suo solco ;

Si clie subitamente altri mirando Possa ivi quel trovar del suo viaggio ;

Deesi por mente a quai di quei che sono Segnati già, distante eguale spazio,

Dritto procéda il misurato corso.

Queste eose imparate, ad altro volgi Il veloce intelletto, e quello apprend i Ch’ al sicuro solcar t’apre la strada,

E di colui che per ignoto calle Dubbioso niuove e peregrin le piante Segui l’esempio, che piegardal vero Sentier temendo il piede, unqua non stende Pria che non miri ove lo scorga, ed ove Tendan l’altrui vestigia in terra sparse :

Benclié lieve è l’error di chi il sentiero Diritto perde, e per campagne e boschi Inospiti s’avvolge, e picciol danno Indi riporta al fin, che tratto lunge O da foco, o da fumo, o da muggito,

Da latrato, o da grido, è forza ch’ egli Purtrovi alcun che per pietà l’adduca Sul buon eammin, su la smarrita via.

Ma tu chi trovi? e chi tuo grido intende?

Onda forse fremente e sordo scoglio,

O crudo mostro ch’ a tuo danno s’armi?

Se dunque vincitor ritrarti brami

comme il n’est pas possible que tous les airs de vent soient disposés sur chaque point de la carte, de manière à ce que le navigateur puisse y reconnaître sur-le-champ celui parallèlement auquel il fait route, on doit faire attention sur lequel d’entre eux il faut gouverner pour conclure la direction de la route qu’on mesure.

Ces connaissances une fois acquises, hâtez-vous d ’apprendre les moyens de naviguer avec sécurité. Imitez l’exemple du voyageur, qui, dans une route inconnue, ne marche qu'en tâtonnant, et qui , de peur de s’écarter du sentier véritable, ne fait jamais un pas sans savoir où il pose le pied et où tendent les traces empreintes sur le sol. Et, pourtant, s’il vient à s’égarer au milieu de campagnes, de forêts inhospitalières, le mal qui résulte de sa méprise n’est pas grave, puisque, attiré de loin , soit par du feu , par de la fumée, soit par des mugissements, des aboiements, des cris, il ne peut manquer de trouver enfin quelque être charitable qui le remette sur la bonne voie. Mais vous, ô navigateur, qui trouverez-vous? qui entendra vos cris? La mer agitée peut-être, un sourd rocher, ou quelque monstre cruel qui s’acharne à votre perte ? Si vous désirez donc échapper avec succès aux périls des plaines solitaires de l’onde,

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