‹ La navigation, poeme de Bernardino Baldi, traduit de l'italienChapitre 39 sur 41 · LA NAUTICA. L1BRO IV · texte numérisé non relu

LA NAUTICA. L1BRO IV

Per lo regno de’ fiumi , e per le grotte Stillanti e pumieose, ove gli Dei Il crin di verde inusco adorni e’1 niante, Versan da le grand’ urne in copia 1’ onde.

Piii basse albergliiam noi, più basso*è il loet Ove l’oro formiamo, ove l’argento,

Ove gli altri metalli, onde semprearde Vostro desio di inestinguibil sete.

Opi gran madré, e ’l regnator de l’ombre Stansi in più bassa parte, appresso al punto Ove per ritrovar posa e quiete,

Libéra e sciolta ogni gravezza scende.

Giunti cosi parlando ove ehiudea L’ antro nel sen berilli e calamite,

Fermé la ninfa il piede, e poca pietra Cbe da la grotta svelse in man prendendo, Verso Flavio rivolta, in questa guisa Incominciù : Tu dei saper clie’I cielo Parte alcuna non lia, cui non risponda Parte di questo sasso : eccoti il punto,

Gui gira intorno il tardo plaustro, e quelle Cbe sotto i nostri piedi il suol nasconde :

Ecco il punto, onde il sol dai lidi eoi Erge F aurate ruote, e F altro d'onde Per obbliquo cammin riede a Y albergo.

Questa l aite virtù elle le dà il cielo,

« Pt que ees grottes poreuses qui suintent sont le « siège d’où les dieux, revêtus d’une mousse ver- « dàtre, versent à grands flots l’onde contenue « dans leurs urnes immenses. Pour nous, nous « demeurons plus bas; plus bas est le lieu où « nous formons l’or, l’argent et tous les métaux « dont vous autres mortels avez une soif inextin- « guible. Ops, la mère des dieux, et le roi des « ombres demeurent encore au-dessous, auprès «du point où, pour retrouver quelque répit, « descendent libres et dégagés les Ennuis de toute « espèce. »

Comme elle parlait -ainsi , ils arriérent à l’endroit où sont renfermés le béryl et l’aimant. La déesse s’arrêta alors, et, tenant à la main une petite pierre qu’elle venait d’arracher de la grotte, elle se tourna vers Flavio et lui tint ce discours: « Apprends qu’il n’est aucune partie des eieux « à laquelle ne réponde une partie de cette pierre. « Voici le point autour duquel tourne le lent cha- « riot et celui que la terre cache sous nos pieds; « voici le point d’où s’élève le char doré du soleil « en sortant de l’orient, et celui par où il rentre « dans sa demeure, après avoir achevé sa route « oblique. Cette pierre a reçu du ciel une rare « propriété qu’elle peut communiquer au fer, si

Page 1