‹ La nécropole de MyrinaChapitre 10 sur 488 · Hérodote, VII, 42; Mêla, I, 18; Pline l’Ancien, V · texte numérisé non relu

Hérodote, VII, 42; Mêla, I, 18; Pline l’Ancien, V

2. Strabon, XIII, I, p. 613; cf. Estienne de Byzance, s. v. : Ar/x, zÿ$ AïoMci'oç àV.p«, wç IzpdSeov, ïj vüv Kavrç xeù Kvm'/.ï 'kéyzzvx.

3. Ptolémée, V, 2, 6 : Mupiva, "Y Spx <xy.pc/., Kûpj, <ï>c oxaca.

4. Forbiger ( Handbuch der alten Géographie, t. II, p. 115), identifie à tort Hydra au cap Fokia. M. Kiepert, dans la carte d’Asie-Mineure en douze feuilles, place le cap Hydra au Lidja-Bouroun.

5. Alü 'EpyaToûvra, quod verum videtur, neque Aeolismo trïbuendum A, ut putabat Meineke (L. Dindorf, dans le Thésaurus, s. v. 'Apptaroiiç).

6. Thucydide, VIII, 101 : Kc« ■KpovSa.'kovzeç z üç 'ï’&r/.ca'Joç lç zàv è-j KctpzspioLç Xipteva v.oà «pioronoi'nGc/.p.Evoi, itc/.pcarle\)(ic/.vzîç Tvjv K upatav dsiiz'jOTcoioü'JZca iv 'Apyevvovacaç [tïjç ymipov], iv zü ccjzi- Tzépcc; zi 5; MutiXüvvjç. ’E vzsvQev Si ïzi 7ïo)>Y/5ç vuxrôç 7rapa7risûa-avr£ç, /.ai capiY.vôpevot zÿq rimipov lç ’AppLXTOV'JZK YMZOLVZlY.pÙ Mfl 0'jp.V'C Ç, KpiTZOTZOrt](ZIXp.E'JOl, 0 ZC/.y-M'J KXpXTïleV Ta'JZEÇ A ÉY.TCi'J YM t Acipia- (T«v xai ’Au.a.ç,tzo'j xcà ztx zccôzp yuptcx iyty.voüvzai lç 'Polzelov r,iïri zo\> rE)A>j(77:6vTOu.

7. Cf. Pline, Hist. Nat., V, 38 : Carteria juxta Smyrnam insula.

8. Le texte grec porte iv ’A pyswoûffaiç vvjç yjxrstpou. Krüger a reconnu que les deux derniers mots proviennent de la phrase suivante (xal uyiv.vop.e.voi rijç ineipov), par une répétition qui n’est pas rare dans les manuscrits. A l’exemple de Stahl et Classen, dans leurs éditions de Thucydide, nous les avons placés entre crochets comme interpolés. Cf. les notes de Krüger, Blomfield et Goeller sur ce passage.

la côte une grande partie de la nuit, et arrivèrent à Harmatonte, sur le continent, en face de Méthymne. Après le repas du matin, ils longèrent rapidement Lecture, Larissa, Idamaxitus et les autres places de cette contrée et arrivèrent avant le milieu de la nuit à Rlioeteion, qui est déjà sur l’Hellespont. » Ainsi, pour Thucydide, le cap Harmatonte se trouve à l’extrémité septentrionale du golfe d’Adramyttium, un peu à l’est du cap Lectum, qui marque la limite inférieure de la Troade ( cap Baba). A cet endroit, le rivage dessine en effet une pointe qui fait face à Méthymna de Lesbos ( Molyvo ) *. Entre cette pointe et le cap Hydra, la distance est de 530 stades , chiffre absolument inconciliable avec celui de 80 stades que donne Artémidore. Il faut donc supposer soit que Thucydide ait fait erreur 1 2 3, soit qu’il ait existé sur la même côte deux caps du même nom, soit que le chiffre d’Artémidore reproduit par Strabon soit corrompu. Mais le texte du géographe grec paraît bien indiquer que le cap Harmatonte, opposé au cap Hydra, marque l’extrémité septentrionale du golfe Elaïtique, qui forme une partie nettement déterminée du golfe d’Adramyttium. Or, le golfe de Tchandarly a pour limite au nord un des trois promontoires de Tchinarly, de Tchinarin et de Mal-Tépé, voisins du petit groupe d’iles Hagios Georgios h La distance de 80 stades indiquée par Artémidore se retrouve presque exactement entre le cap Hydra ( Lidja ) et la pointe de Tchinarin située en face d’Hagios Georgios, l’ancienne Élaeusa. Il y a 88 stades du cap Hydra à la pointe de Mal- Tépé, située au nord de la précédente. Nous pensons donc que l’on peut identifier le cap Harmatonte d’Artémidore à l’un des trois promontoires que nous venons de nommer, mais de préférence au

1 . C’est là que Gocller a indiqué le cap Harmatus, sur la carte de Lesbos qu’il a insérée dans son édition de Thucydide (Leipzig, 1836, t. II).

2. Le m''ine passage de Thucydide contient une erreur évidente : il place Larissa au sud d’Hamaxitus.

3. CL IL de Tchihatcheff, Asie-Mineure, géographie physique, Paris, 1833, I, p. 59 : c. Le promontoire Mal-Tépé constitue l’extrémité occidentale de la côte qui borde au nord le golfe sinueux de Tchanderlyk. La côte méridionale de ce dernier se termine par l’Arslan Bouroun > ! prLente quelques baies sinueuses parmi lesquelles les plus importantes sont les baies de Myra (sir) et celle de Yéuidjé-Fokia, séparées Pune de l’autre par une saillie considérable dont l’extrémité port le nom de cap Hydra. »

TOPOGRAPHIE DE MYRINA

cap Tchinarin, qui occupe une position intermédiaire et se trouve à 77 stades environ du cap Hÿdra.

Grynium, dont le port est devenu un bas-fond (le Bektasat Sakan ou Port Glymi des cartes anglaises), a dû s’élever non loin d’une ruine romaine nommée Tchifout-Kalessy (château du Juif), au fond du port de Sakrane. Les deux ports de Grynium, dont parle Pline l, seraient situés de part et d’autre d’une petite presqu’île sur laquelle on aperçoit encore des vestiges de murs. On a découvert dans les environs une inscription grecque où le nom de Grynium se lit plusieurs fois, et une nécropole assez considérable qui a donné de petits vases en terre cuite et quelques fragments de bronze 2. Quant au temple d’Apollon, il paraît avoir entièrement disparu.

Pline l’Ancien parle deux fois de Myrina. Dans le premier texte 3, il la nomme à la suite de Cymé sur la côte de l’Eolide; puis il mentionne les villes de l’intérieur, Ægae, Attalia, Posidea, Neontichos, Temnos, et ajoute : « Sur la côte, le fleuve Titanus, et la ville qui en porte le nom. » Comme Pline signale immédiatement après le Caïcus et la rivière de Pitane 4, il semble que le Titanus, dont on ne trouve pas le nom ailleurs, ne puisse être que la rivière de Myrina. Celle-ci portait également le nom de Pythicus, comme nous l’apprend le début de l’histoire d’Agathias 5 : « Je m’appelle Agathias, ma patrie est Myrina, non pas la ville de ce nom en Thrace, ni quelque autre cité homonyme en Europe ou en

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