Reinach, Revue Archéologique, 1883, I, p
3. Pline, Histoire naturelle, V, 30 (32) : Aeolis proxima est, quondam Mysiaappellata, et quae Hellesponto adjacet Troas. Ibi a Phocaea, Ascanius portus (le port actuel de Nouvelle-Phocée?). Dein fuerat Larissa : sunt Cyme, Myrina, quae Sebastopolim se vocat : intus Ægae, Attalia, Posidea. Neontichos, Temnos. In ora autem Titanus amnis, et civitas ab eo cognominata. Fuit et Grynia, nunc tantum portus soli, insula apprehensa.
4. Pline, ibid. : Oppidum Elaea, et ex Mysia veniens Caicus amnis. Oppidum Pitane, Canaius amnis.
5. Ed. de Bonn, p. 9 : "Epoi’Ayaôiaç y'sv ovoy ci, Mûpiva mt-piç... Muptvav oi cpyyi o-j tô iov noltTuy., oviïs A tiç ixépv. xe/.rù tïjv ’EôpÙTvyv r v/à-j y AiSvyv rwdî y.é/.lyrcu rü ovôya1 :i, à),),à zÿ-j |v zÿ ’Aoda t.vAv.i itr.b Aiolétov «7rwzK7«.c'vï3v, Ky.fi tù; è/.Solù; rov II’j Or/.où jzorxyov, ôç ay piiü'j ex A vfîiuç rÿç yùpu.^ !ç tov sayurov «ù/ü'ja r où xoItcqv toô ’E^kitou iyScill-i.
Afrique J, mais la Myrina d’Asie qui a été jadis colonisée par les Éoliens, auprès de l’embouchure de la rivière Pythicus qui, sortant de la Lydie, se jette dans la dernière baie du golfe Élaïtique. » Il est, en effet, probable qu’à l’époque d’Agathias le cap Touzla-Bouroun, au nord du port d’Ali-Aga, n’avait pas encore été formé par les alluvions du Pythicus, et l’on comprend que l’historien byzantin ait placé l’embouchure de cette rivière « dans la dernière baie du golfe Élaïtique. » Le cours supérieur du Pythicus est encore inexploré, mais il est remarquable que Texier, qui ne connaissait pas le texte d’Agathias et prenait le Kodja-Tchaï pour le Xanthus (la rivière de Cymé), ait été amené à supposer que ce cours d’eau prenait sa source en Lydie : « A une lieue, dit-il, au sud de Kitché- Keui [Klisé-Keui], on passe une rivière appelée Kondoura-Tchaï [Kondouz-Tcliaï] dont le lit a environ 150 mètres de large; il prend certainement sa source dans la contrée volcanique de la Lydie, car les cailloux qu’il roule dans son cours sont de nature volcanique 2. » Le Pythicus passe au pied des ruines de Nimroucl-Kalessy , où les fouilles récentes de M. Clerc, membre de l’École d’Athènes, ont fait reconnaître l’ancienne Ægae.
Quelques géographes modernes ont appelé Titanos la rivière de Myrina et donné le nom de Pythicus à un cours d’eau qu’ils font aboutir à Ali-Aga, au fond de la baie 3. Mais, entre le Pythicus qui coule à Myrina et le Xanthus qui aboutit à Cymé4, il n’y a pas le moindre cours d’eau; en outre, cette hypothèse est inadmissible du moment que l’on place Myrina à Ivalabassary et non plus à Ali-Aga, comme on le faisait auparavant. Deux médaillons en bronze d’Ægae, à l’effigie de Lucius Yerus et de Trajan Dèce, paraissent autoriser l’identification du Titanus de Pline avec le
L On connaît, outre la Myrina de Lemnos, une Myrina en Crète (Pline, Hist. Nat., IV, 20, 3). Riodore (III, 53) en mentionne une en Libye, fondée par l’Amazone Myrina dans le territoire des Atlantes.