‹ La nécropole de MyrinaChapitre 12 sur 488 · Texier, Asie-Mincure (Univers Pittoresque), p · texte numérisé non relu

Texier, Asie-Mincure (Univers Pittoresque), p

3. Kieperl, Nouer Atlas von llellas, Berlin, 1872, pi. IX; Bouehé-Leclercq, Atlas pour servir à l'histoire grecque de Curtius, 1883, pl. XVIII.

4. Le Xanlhus, dont le nom se lit sur des monnaies de Cymé, peut être soit le petit ruisseau qui coule <4 Namourt, soit un torrent voisin de Larissa qui devait être compris dans le territoire de Cymé (cf. Itumsay, Journal of Hellenic Studies, II, p. 278).

TOPOGRAPHIE DE MYRINA

Pythicus d’Agathias ou un affluent de cette rivière. Le premier porte au revers /////(TP QEPEKYÀOY et en exergue TITNAIOS AITAEHN au-dessous de l’image d’un fleuve couché h Le second, qui fait partie du cabinet des médailles de Paris (n° 1909), présente la tête laurée de Trajan Dèce avec l’inscription : AYT K * T ■ M€C KYIN TPAI A/////- Au revers, on voit un fleuve couché, tenant un roseau de la main droite, et dans la gauche une corne d’abondance; à côté est une urne renversée. La légende se lit très distinctement : € TT I (TP * M ■ AYP * IIAYAQY, et à l’exergue TITNAIOC AITAEflN 1 2. Le Titnaios ne peut donc être que la rivière qui passse à Ægae, c’est-à-dire le bras principal de la rivière de Myrina que Pline parait appeler Titanus. L’analogie des deux noms est évidente. Le texte de Pline et la topographie locale ne permettent pas d’identifier, comme on l’a fait à la légère, le Titanus (Pitanus?) avec un ruisseau de Pitane3. Quant à la ville de Titanus, mentionnée par Pline, on pourrait la retrouver à Guzel-Hissar, située sur un affluent du Kodja-Tchaï, dont le nom aura pu être attribué également au bras principal aboutissant à Myrina, le Pythicus d’Agathias 4. Cette ville de Titanus, qui n’est pas mentionnée ailleurs que dans Pline, paraît avoir frappé des monnaies autonomes dont on a signalé récemment quelques spécimens 5. Les bronzes en question portent la tête d’un fleuve et au revers le vase monotonie; la légende se lit Tl 5 N Al O N, TI2NA-IO ou Tl S N Al 05. M. Imhoof-Blumer a pensé que le

1. Il a été publié par Haym, Del Tesoro Britannico, Londres, 1719, pl. XI, p. 220, qui a lu par erreur T1THAIOC, lecture qui a d’abord été reproduite par Mionnet ( Description , t. III, par. o, n° 21), puis corrigée en TITNAIOC ou niTNAIOC (Supplément, t. VI, p. 4, n° 14).

2. Cette monnaie a été publiée par Vaillant, Numismata imperatorum , 1698, p. 204, qui a lu niTNAIOC.

3. Pline (V, 30 (32) mentionne auprès de Pitane une rivière Canaius dont le nom ne se rencontre pas ailleurs. M. de Tchihatcheff ( Asie-Mineure , Géographie physique, p. 228) décrit sous le nom de Kodja-Tchaï une rivière qui aboutit près de Pitane et qu’il identifie à l’E venus, que Strabon (p. 613) et Ptolémée (V, 2, o) font couler près de Pitane.

4. Ainsi, sur les cartes de l’amirauté anglaise, le Pythicus porte le nom de Guzel-Assar- Tehaî, alors que la rivière de Guzel-Hissar n’est qu’un petit affluent du Kodja. M. Rarnsay pense que le Titnaios est peut-être le nom d’un petit affluent que reçoit le Pythicus au pied de la colline d’Ægae ( Journal of Ilellenic Studios, II, p. 293).

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