‹ La nécropole de MyrinaChapitre 146 sur 488 · Id., n · texte numérisé non relu

Id., n

LES FIGURINES DE TERRE CUITE

taisies écloses de leur imagination que d’en avoir fait un personnage ailé. Enfin, n’ost-co pas une allusion à l’attitude générale de la figurine que le mot O € P CO N (nos 236-237), dont le sens un peu vague' pour nous était suffisamment clair pour l’ouvrier qui avait sur sa table un de cos Éros porteurs dont la collection do Myrina offre de si nombreux spécimens 1 ?

A la môme idée correspond l’inscription 60 HBOC (nos 224, 225) que reproduit la fig. 18 et que nous recommandons à l’attention toute particulière de ceux qui s’occupent de l’interprétation des terres cuites antiques. Si notre explication est juste, rien ne prouve mieux que cette appellation un peu familière combien l’esprit des fabricants était éloigné à cette époque des intentions tour à tour subtiles ou profondes qu’on est trop souvent disposé à leur prêter. Voilà un personnage auquel l’ouvrier s’apprêtait à donner des ailes ; si quelque curieux était venu lui demander à quelle divinité il pensait à ce moment, il aurait sans doute répondu simplement, comme le prouve l’inscription, que c’était un à peu près comme nos modeleurs parlent

aujourd’hui de leurs « bonshommes »2 *. On voit que d’enseignements utiles, que d’aperçus intéressants peut nous fournir cette catégorie d’inscriptions céramiques qu’ont révélée les fouilles de Myrina; il est à souhaiter qu’elle s’enrichisse et se complète bientôt par des découvertes nouvelles.

Graffites sur le devant du socle. — Les exemples de graffîtes tracés à la pointe sur le devant du socle de certaines statuettes sont les moins nombreux, mais non les moins intéressants. Le nom ’Apreyom (n°240)

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