Anthologie Palatine, VI, nn 308; cf. ibid., n
4. ’E'fcyspiç kùyutnkùqi-Ah, 1883, p. 199 et suiv., 1. 70; S. Reinach, Revue archéologique, août 1884, p. 80; Traité d’épigraphie grecque, p. 77.
5. Nous rappellerons qu’on a même voulu voir dans le jeu des osselets un symbole funéraire bien déterminé, qui ferait allusion aux hasards et aux destinées précaires de la vie humaine. M. Ileuzey a montré ce qu’il y a d’exagéré dans cette interprétation, tout en insistant sur les relations de ces objets avec les sujets funéraires ( Monuments grecs, 1876, p. 18, 19). Cf. aussi Bachofen, Annali, 1838, p. 141-163; Lenormant, Gazette archéologique, 1879, p. 89; Murray, The Academy, 2 mars 1878, p. 195.
LE MOBILIER FUNÉRAIRE
présenter doux faces pianos. Enfin, dans un tombeau do Myrina, on a recueilli six osselets qui sont non seulement taillés sur les deux faces, mais encore munis do marques et d’inscriptions so rapportant évidemment à des conventions particulières du jeu. C’était une tombe d’enfant, d’après les dimensions et d’après la nature des ossements; par-dessus la plaque on a trouvé une petite bouteille en terre; dans l’intérieur et aux pieds du squelette deux poteries communes, un vase noir on forme do dauphin, une plume de bronze dont l’extrémité est fendue on double bec *, enfin vingt-deux osselets dont seize sont de
Fig. 24.
forme ordinaire, parfois percés d’un trou central, et dont six, taillés et aplanis sur les deux faces2, offrent l’aspect que reproduit la fig. 24.
Ce n’est pas la première fois que l’on a fait une découverte de ce genre. Dans un tombeau de la péninsule taurique on a trouvé trois osselets portant les inscriptions suivantes : 1° M — 2° KP€ — 3° EP fïl et AIA< 3- M. Stephani cite en outre une pierre gravée sur laquelle on voit quatre osselets et au centre l’inscription eros; sur une autre pierre, qui porte également quatre osselets, le centre est occupé par une corne d’abondance et une inscription inintelligible.
. I. Cf. plus haut p. 100, n° llo, p. 203 et note 7.