Iliade, B, 811 sqq
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Tzetzôs, dans son commentaire sur Lycophron (v. 243), fait de Myrina une ville de Troade : Mvptva 7T o'kcyyt) Tpocxq è'trzcv, ôi rou KxpsTxÇxvTO oc Tpcbzq, xxoûitxv rzq Trjv r<üv ‘EITïjvixwv r. Iocwj ènôAcinrc'j... Mvocvx Sï vj ■no'kiyye vA'cOri , ors peex tmv ’ApcxÇdvMv Mvpcvx Y.xlov pcévn) Iy.sc t slsuzx, ôts y.xzx tôç Toocxç ècrrpxrsuiTSv • xc Sï lo ctzx'c t ’Apx'Çà-joj-y seq rcpriv ixscvvjq riv rolcv Kvéyecpxv. Eustathe, dans son commentaire sur les vers cités d’Homère, ne fait que répéter, en les paraphrasant, les témoignages de Strabon sur Myrina.
6. Estienne de Byzance : 'Avxcx.... yJy.lnxxc xrb ’A -jxcxq ’A/zàÇovoç sxsl rxfei io-vjç, w q "Eyopoq.
7. Servius, ad Aen., IV, 323 : Nemus est Gryneum, ubi Apollo colitur, qui tradituribi Grynen Amazonem stuprasse. — On montrait aussi des sources qui devaient leur nom à des Amazones (v.pŸi'Jxc xcveq ’Ap.xÇovoûv ôpcûvvpcoc, Eustathe, ad Dionys. Perieg., v. 828).
de Sicile, qui nous les a transmises, les a empruntées aux écrits fabuleux du Lesbien Dionysios, lequel avait à son tour mis à contribution Thymœtas l. « L’historien Éphore, dit Strabon 2, a prétendu qu’Homère avait désigné sous le nom d’Alazons ou d’Amazons toutes les populations voisines de Cymé; il faut convenir que cette opinion ne laisse pas d’offrir quelque apparence, car elle revient à ceci, en somme, que 'le pays occupé plus tard par les Éoliens et les Ioniens l’avait été primitivement par les Amazones; l’on sait qu’en effet un certain nombre de villes que ce pays renferme passent pour devoir leurs noms à d’illustres Amazones. Tel est le cas, par exemple, d’Eplièse, de Smyrne, de Cymé et de Myrina 3. » Épbore était natif de Cymé et se complut, par patriotisme local, à grandir le rôle des Amazones dans l’histoire. Plusieurs légendes d’ Amazones éponymes ne paraissent pas antérieures à cette époque, où le type plastique de ces prêtresses guerrières, transformé par l’art de Phidias, exerçait une vive séduction sur le génie grec 4.
Dans Ylliade, Myrina n’est pas désignée comme une Amazone, mais le poète lui applique l’épithète d 'agile, qui suffit aux commentateurs pour identifier l’héroïne des Iliens 5 avec l’Amazone Myrina des légendes éoliennes 6. L’histoire de Myrina a été longuement racontée par Diodore, principalement, à ce qu’il semble, d’après
L Diorlore, III, 66; Miiller, Fragm. Histor. Graec., II, p. 9, fragm. 9.
2. Strabon, XII, ni, 21, p. 549; Irad. Tardieu, t. II, p. 500.
3. K«î £7 rwvôpouç Troïeiç rtv'aç, eivai ya.cn, xal yàp ”E yeirov, y,aï Ipvpvav, xal Kvpnv, xal M vptvav.
4. Klugmann a supposé qu’au temps des successeurs d’Alexandre, alors que les rois avaient pour habitude de donner aux villes qu’ils fondaient les noms de leurs mères ou de leurs femmes, les historiens ont grossi à plaisir la liste des villes qui devaient leurs noms à des Amazones ( Philologus , 1870, p. 527). Arrien paraît avoir agi de la sorte dans un livre sur la Bitbynie (Eustatbe, ad Dionys. Pcrieg., v. 828; Estienne de Byzance, s. v. ’A/xaÇoveiov, 0iSa, K vvvu, Mvpleta).