Hésychius : Mvptva, rjpoitç r.ap'a ’D.teôfft
6. Strabon, XII, vin, p. 573 (éd. Didot, p. 491) : ’Ev Se rü ’fttaxâ neSicp xoïùvy riç, êorw •
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HISTOIRE DE MYRINA
les mythographes de Lesbos b Myrina, reine des Amazones, assembla en Libye une armée de trente mille femmes d’infanterie et de vingt mille de cavalerie. Après avoir envahi le territoire des Atlantes, elle défit les habitants de Cerné et s’empara de leur ville. Les Atlantes firent leur soumission; la reine Myrina leur accorda son amitié et à la place de la ville détruite en fonda une autre à laquelle elle donna son nom. Sur la demande des Atlantes, Myrina alla ensuite combattre les Gorgones. Puis, après avoir parcouru avec son armée une grande partie de la Libye, elle entra en Égypte. De là, elle marcha contre les Arabes et subjugua toute la Syrie. Bientôt elle porta ses armes contre les peuples du Taurus, pénétra dans la Grande-Pbrygie et termina son expédition sur les bords du Caïcus. Dans les pays qu’elle avait conquis, elle choisit les lieux les plus propres à l’établissement des villes et en construisit plusieurs. L’une d’elles reçut son nom, les autres furent dénommées d’après les Amazones qui avaient commandé sous ses ordres : telles sont les villes de Cymé, de Pitane et de Grynium (?) 2, qui sont situées sur le bord de la mer; elle en fonda d’autres dans l'intérieur du pays. Myrina soumit aussi quelques îles, en particulier Lesbos, où elle fonda une ville appelée Mytilène, du nom de sa soeur. On lui attribuait également la fondation de la Myrina de Lemnos. La conquérante finit par être vaincue et tuée par le roi de Thrace Mopsus allié au Scythe Sipylus; celles de ses compagnes qui échappèrent au massacre se retirèrent en Libye.
Cette légende, dont il n’y a rien à tirer pour l’histoire, est encore mentionnée dans un quatrain de Y Anthologie latine :
Inter Amazonidas , quas insula celsa Tritonis Eespera progenuit, qui me nescire Myrinam Dixerit, ignarum sese fateatur oportet Eximiae taudis : Libyamque Asiamque subegi 3.
R Diodore, III, 54 et suiv.; trad. Hœfer, I, p. 239 et suiv.