‹ La nécropole de MyrinaChapitre 20 sur 488 · Cf. plus haut, la note 4 à la page · texte numérisé non relu

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3. Anthologie latine , éd. Riese, n° 860. Myrina est nommée une fois par Lycophron (v. 243). Cf. Eustathe, ad Iliad., II, 814, p. 351 (éd. Stallbaum) : 'H Sï 'Opjptx?) ccüityi Mvptviz xeÏTcu 7 rap« A vy.à'fpoM, leyopisvïj 7 xupci tivcjv Teûxpou ôuyàrrçp, yuvÀ A ocp^dcvou.

Dès l’antiquité, Strabon s’était montré fort sceptique à l’égard des traditions amazoniennes, que d’autres écrivains, comme Éphore, voulaient introduire dans l’histoire. La critique moderne ne s’est pas mise d’accord sur la part de vérité qui peut être renfermée dans ces légendes. Otfried Millier voyait dans les Amazones les liiérodules de la déesse lunaire de Gomana l; Klugmann les considérait comme de véritables guerrières, les femmes belliqueuses de certaines peuplades du Nord qui envahirent, à diverses reprises, le Pont, l’Éolide et l’Ionie 2. Pour Bachofen, les légendes des Amazones sont le souvenir d’un état gynécocratique qui a réellement précédé, dans les civilisations primitives, la constitution des sociétés où le rôle du père est prépondérant3. M. Sayce, comme on l’a vu plus haut, croit que les Amazones sont les biérodules de la grande déesse des Hittites, assimilée plus tard par les Grecs à Artémis et à Cybèle, et pense que les légendes des Amazones en Eolide et en Ionie témoignent de la domination des Hittites dans ces contrées. Il existe certainement une relation étroite entre le culte de l’Artémis éphésienne et les Amazones à la fois prêtresses et guerrières de la tradition hellénique. La présence d’ Amazones dans les légendes locales des villes éoliennes prouve que ces villes participaient au culte primitif de l’Artémis d’Ephèse. Mais tant que les noms des principales Amazones, en particulier celui de Myrina, n’auront pas été expliqués d’une manière certaine par un des anciens idiomes de l’Asie, les traditions que nous venons de résumer ne pourront offrir une base solide à aucune conclusion sur l’ethnographie de l’Asie-Mineure ni sur les migrations de peuples qui ont précédé l’établissement des Grecs.

La colonisation hellénique, sur la côte de l’Eolide, eut deux centres principaux, Mytilène et Gymé, d’où elle rayonna dans toute la région montagneuse et encore peu explorée située entre l’Hermus au sud et le Gaïcus au nord4. La seule ville de Gymé, dont la haute

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