Catalogue, n
3. Bayet, Gazette des Beaux-Arts, 1873, t. XI, p. 310; Catalogue de la Collection 0. R., p. 45, n° 191; Marlha, Catalogue des figurines du Mus. de la Soc. arch. d’Athènes, p. xxvi; Compte- Rendu de Saint-Pétersbourg p. 1864, p. xvi; 1865, p. xix.
LE MOBILIER FUNERAIRE
cueilli des spécimens à Myrina comme dans presque toutes les nécropoles de l’ancien monde, les pyramides et cônes en terre cuite et les disques plus ou moins bombés. La destination de ces petits monuments a donné lieu à des interprétations fort différentes que l’on trouvera indiquées plus loin b Ceux qu’on a découverts à Myrina se rapportent à deux types faciles à distinguer : la pyramide, percée d’un trou horizontal près du sommet, et le disque globulaire présentant un ou deux trous. Mais ailleurs, dans un grand nombre de nécropoles et de sites antiques, on rencontre, à côté de ces formes bien définies, des modèles qui s’en écartent plus ou moins, le tronc de cône et le tronc de pyramide, le cône double, le cône évasé en forme de toupie, le disque piriforme et beaucoup d’autres qu’il serait difficile de décrire, intermédiaires entre la pyramide et le disque. Il suffit de jeter les yeux sur la série de gravures publiée par M. Schliemann à la fin d ’llios 1 2 ou sur les trois planches dans lesquelles M. Coppi a réuni les types de pesi recueillis dans les terramares de l’Italie3, pour saisir la transition du disque au cône tronqué, lequel se rapproche à son tour du cône et de la pyramide proprement dite. Ce qui achève d’établir comme un lien de parenté entre les pyramides, les cônes et les disques, c’est qu’on les a très fréquemment trouvés réunis et qu’on a relevé les mêmes marques de fabrique sur les uns et sur les autres 4. La disposition des trous, qui sont horizontaux dans les pyramides, les cônes et les disques, verticaux dans les troncs de cône et de pyramides, ne peut pas servir de principe à une classification rigoureuse de ces objets ; il est néanmoins utile de les répartir en deux groupes, d’une part les pyramides et les cônes, de l’autre les disques bombés, parce que les diverses explications que comportent les premiers, qui sont généralement de dimensions plus considérables, ne conviennent pas nécessairement aux seconds, et réciproquement. Ajoutons que le type
1. Il nous a paru utile d’entrer dans quel ;ues détails à ce sujet, la question des cônes et des disques n’ayant pis encore été traitée, en France, avec les dé\e!oppements qu’elle comporte.