‹ La nécropole de MyrinaChapitre 210 sur 488 · Voy. notre Catalogue, nos 6 à · texte numérisé non relu

Voy. notre Catalogue, nos 6 à

4. Heuzey, l. c., p. 32, 37-39, 156, 171; Perrot et Chipiez, Histoire de l'art, n, p. 607; iv, p. 532, 565, fig. 390.

5. En Cyrénaïque, Heuzey, Les fgur. ant. de terre cuite, pl. 40 bis, n<> 4 ; en Sicile, Kékulé,

Les ornements prodigués sur cette statuette attestent aussi une origine orientale, en particulier la haute Stéphane , curieusement ciselée, ornée de petits personnages et du croissant lunaire (p-tw'gxo;) qui doit être copiée sur quelque parure de métal et qui est en opposition avec la sobriété de la belle époque grecque 2; elle est analogue à celle d’une statuette de bronze du Cabinet des Médailles, de style archaïque, représentant une Aphrodite et provenant de Syrie ou d’une ile voisine3. Les autres ornements se retrouvent sur un grand nombre de terres cuites de l’époque alexandrine ou même de l’Empire : ce sont le collier à pendeloques autour du cou, les bracelets à la cuisse et aux chevilles (nspiaxs X(Ss;)4, la double chaînette croisée autour du corps en baudrier (àXocsi?) 5, le gros médaillon placé entre les seins et soutenu par la chaîne du collier e. Notons enfin les énormes chaussures, semblables aux socques élevés que portent encore aujourd'hui les femmes dans certaines parties de l’Asie 7 : le costume tragique des acteurs grecs, qui était dans presque tous ses détails emprunté à l'Orient, a évidemment copié le cothurne sur un modèle

Terracotten von Sicilien , fig. 69, p. 31; à Tanagre, Paris, Catalogue des figurines du Musée d’Athènes (inédit), nos 794, 978, 1346, 1390. Cf. Frœhner, Collect. Gréau, pi. 22, 91.

1. Le mot se trouve dans les Inventaires des hiéropes de Délos, pour désigner certaines pendeloques de colliers en forme de croissants; Ilomolle, Bull, de corr. liellén., 1882, p. 123.

2. Comparez pour l’époque grecque la coiffure du buste dit de Héra Ludovisi (Overbcck, Atlas der Kunstmythologie, pl. îx, n° 7; Müller-Wieseler, Denkmàler der alten Kunst, II, pl. 6, n° 54), une tête de terre cuite de Chypre (Heuzey, l. c., pl. 15, n° 1.)

3. Gazette archéologique, 1879, pl. xvi; voy. aussi une terre-cuite de style encore archaïque, Artémis avec un diadème à frise d’animaux ciselés à jour, Collection Castellani, pl. x, n° 559.

4. Voy. la notice de la pl. xvi. Cf. Heuzey, l. c. pl. 2, n° 4; Stephani, Antiquités du Bosphore Cimmérien, pl. 72, 1; Compte-Rendu de Saint-Pétersbourg p. 1868, pl. i, n° 14; p. 1880, pl. vi, n° 12. Les bracelets aux jambes sont d’un usage ancien en Grèce, antérieur à la période alexandrine; voy. une coupe d’Euphronios avec des femmes nues buvant (Compte-Rendu de Saint-Pétersbourg p. 1869, pl. v, 1); c’est une mode orientale (cf. de Saulcy, Histoire de l’art judaïque, p. 44-45; Saglio, Dictionnaire des Antiquités , s. v. Armilla.) Ils sont mentionnés dans les inscriptions de Délos (Ilomolle, l. c., p. 125); les auteurs grecs y font allusion (Pollux, Onomasticon , v, 99; Antholog. Palat. vi, 206, 207.) Sur les colliers au cou et les bracelets aux bras, cf. Ilermann-Blümner, Lehrbuch der gr. Privât alterth. p. 199 et note 2.

5. Cf. Heuzey, L c., pl. 2, n° 4; Stephani, Compte-Rendu de Saint-Péterbourg p. 1871, pl. t, 3; pl. ii, 4. Ces ornements ont pris un développement considérable dans le costume étrusque et romain (Martha, Archéologie étrusque et romaine, p. 115, 301; Saglio. Dict. des Antiq. s. v. Balteus et Catena ); mais l’origine en est très ancienne et orientale (Perrot et Chipiez, Hist. de l’art, ni, fig. 629, bronze phénicien; Heuzey, l. c., p. 133, terres cuites chypriotes.)

G. Cf. Heuzey, l. c. pl. 2, nos 4, 7; pl. 9, nos 4, 5; Stephani, Compte-Rendu de Saint-Pétersbourg p. 1880, pl. vi, n° 12.

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