Bulletin de Correspondance Hellénique, t. V, p
5. Brandis, ibid., p. 234; Borrell, Numismatic chronicle, VI, p. 133.
0. Brandis, ibid., p. 449; Mionnet, Description des Médailles, t. III, n° 22 et suiv.; Supplément, l. VI, n° 222 et suiv.
7. rr.v-j'ji, 7ro)t yyio'j Muptvai'uv (Slrabon et Estienne de Byzance). Ægae faisait également partie du territoire de Myrina (Estienne de Byzance, s. v. A iqui). Ce territoire s’appelait M jpnuiv. (ibid., s. V. M vptvu)
8. Sur ce que la Pythie ne rend plus ses oracles en vers, c. XVI.
HISTOIRE DE MYRINA
d’or à l’Apollon Delphique. Un proxène de Myrina est mentionné dans une liste de proxènes découverte à Delphes h Martial nomme les champs de Myrina comme un des séjours favoris d’Apollon 1 2.
En somme, pendant l’espace de plusieurs siècles, les textes et les inscriptions ne nous apprennent presque rien sur Myrina 3. Les fouilles, qui nous ont révélé l’art exquis de ses coroplastes, n’ont pas permis de combler les lacunes ni de dissiper les obscurités de son histoire. On répète que Myrina fut déclarée ville libre par les Romains, mais cette assertion repose certainement sur une confusion entre la Myrina de l’Éolide et celle de Lemnos. Nous lisons en effet dans Polybe 4 : « En ce moment arrivèrent de Rome les dix commissaires chargés de terminer les affaires de la Grèce et qui apportaient avec eux le décret du Sénat annonçant la paix avec Philippe. Voici les principales clauses du traité : Tous les peuples grecs d’Europe et d’Asie seront libres et se gouverneront d’après leurs propres lois. Philippe remettra aux Romains, avant la célébration des jeux isthmiques, les Grecs qui sont en sa puissance et toutes les villes où il tient garnison, telles que Eurome, Pédase, Bargylia, Iasos, Ahydos, Thasos, Myrina, Périnthe; il en retirera ses soldats et leur rendra la liberté. » La mention de Myrina entre Thasos et Périnthe suffit à prouver qu’il s’agit de la Myrina de