‹ La nécropole de MyrinaChapitre 230 sur 488 · Voir plus haut, p. 139 et suiv · texte numérisé non relu

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3. Cf. Collignon, dans le Dictionnaire de Saglio, t. II, p. 1606-7; HeydemanD, Gi’iech. Vascnbildcr , p. 9; Collection Lecuyer, pl. R 2, et .

4. Cf. plus haut, p. 145. Sur des monnaies impériales romaines, le type de la Courotrophe sert à symboliser la Piété, le Salut, la Fécondité; cf. Bernoulli, Aphrodite, p. 121.

DESCRIPTION DES PLANCHES

fant; puis l’onfant so divinise en prenant des aile3 et rentre, avec sa mère, dans le cycle divin d’Aphrodite. Il y aura toujours quelque témérité et comme un manque do tact archéologique à vouloir atteindre, dans l’interprétation do ces figurines, une précision toute littéraire qu’elles ne comportent pas.

4. Aphrodite au bain [Type de la Vénus de Cnide ). — V oy . Catalogue, n° 20. L’Aphrodite do Cnide, lo chef-d’œuvre do Praxitèle au dire des anciens1, semble avoir donné lieu à plus d’imitations que de copies. Depuis que Visconti a reconnu 2, grâce à des monnaies cnidiennes de Caracalla et de Plautilla3, le type original de Praxitèle dans les belles statuos du Vatican4 et de Munich5, on n’a pu découvrir qu’un petit nombre d’exemplaires en marbre qui reproduisent avec plus ou moins do fidélité lo même motif6. En revanche, lo type dérivé ou prétendu tel, dont la Vénus de Médicis est le représentant le plus célèbre7, a joui d’une faveur extraordinaire pendant toute la durée de l’Empire et nous est connu par une foule de copies 8. On sait que la différence principale entre les deux types, pour ne parler que do particularités tout extérieures, est l’attitude de l’une des mains : dans la statue reproduite par les monnaies de Cnide, la déesse laisse tomber son vêtement sur un vase placé à côté d’elle; dans la Vénus de Médicis et les œuvres du même groupe, elle ramène pudiquement une main sur sa poitrine, tandis que de l’autre elle couvre sa nudité.

Les anciens ont décrit l’Aphrodite de Cnide avec plus d’enthousiasme que de précision 9. Les résultats positifs qui se dégagent de

1. Pline, Hist. Nat., xxxvi, 20; Lucien, Imag., 4; Constantin Porphyrogénète, de Themat., I, 14.

2. E. Q. Visconti, Museo Pio Clementino, I, pi. 2; Levezow, Ueber die Frage ob die Mediceische Venus ein Bild der Knidischen von Praxitèle s sei, 1808. 31. Stephani pense, et nous pensons avec lui, que, malgré le témoignage des monnaies de Cnide, la preuve n’est pas faite (Compte-Rendu p . 1873, p. 138.)

3. Millier- Wieselcr, Dcnkmalcr der Kunst, I, 146 a; Overbeck, Geschichte der Plastik, H, p. 30; Archciologische Zeitung, 1876, p. 148.

4. Michaelis, Archæologische Zeitung , 1876, pl. 12. Le bas du corps a été dissimulé par une draperie moderne.

5. Münchener Antiken , pl. 41, p. 71; Clarac, Musée de Sculpture, t. IV, pl. 618, n° 1377.

6. Bernoulli, Aphrodite, p. 206-208; Michaelis, Arch. Zeit., 1876, p. 144-149.

7. Bouillon, Musée des antiques, I, pl. 9; Clarac, Musée, t. IV, pl. 612, n° 1359.

8. Une liste, qu’il serait facile d’augmenter, a été dressée par Bernoulli, Aphrodite, p. 222-248.

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