Polybe, XVIII
Lemnos. Dans le texte de Tite-Live qui relate les mêmes faits ], les villes énumérées sont Eurome, Pédase, Bargylia, Iasos, Myrina et Abydos; mais Tite-Live a certainement eu sous les yeux le passage de Polybe, et la mention de Myrina à côté de Iasos ne doit pas faire supposer qu’il soit question de la Myrina d’Asie. Les noms de Tliasos et de Périnthe, qui ont été omis par Thistorien romain, nous transportent en pays thrace, dont faisait partie la Myrina de Lemnos 2. Rien n’était d’ailleurs moins vraisemblable que d’attribuer à Philippe l’occupation de Myrina en Éolide, qui n’a jamais été une place forte ni importante comme position stratégique 3.
Entre l’an 17 et l’an 30 après notre ère, une série de tremblements de terre détruisit de fond en comble quelques-unes des villes les plus florissantes de l’Asie-Mineure. Les premières atteintes furent Cymé, Myrina et dix autres cités voisines. L’empereur Tibère les exempta de tributs pendant cinq ans et l’on décida qu’un sénateur irait sur les lieux pour examiner le mal et le réparer
Tite-Live, XXXIII, 20.