‹ La nécropole de MyrinaChapitre 268 sur 488 · Varron cité par Pline, Ilist. Nat., xxxv · texte numérisé non relu

Varron cité par Pline, Ilist. Nat., xxxv

5. Visconti, Museo Pio-Clementino, ni, pl. 8, p. 44. Il pensait toutefois que le motif pouvait être plus ancien.

6. Cf. O. Müller, Handbuch, § 376, 3; Brunn, Geschichte der Kùnstler, I, p. 601; O. Jahn, Berichte der sàchsischcn Gesellschaft, 1861, p. 113; Bernoulli, Aphrodite, p. 96.

7. Une liste complète de ces monnaies a été donnée par Wissowa, op. laud., p. 27, note 1. Il est inutile de la reproduire ici.

8. Cf. Wolters, Gipsabgùsse, n° 1208; Helbig, Untersuchungen ùber die Campanische Wandmalerei, p. 33; Kékulé, Archxologische epigraphische Mittheilungen aus OEsterreich, 1879, p. 22.

choquante aux yeux des Romains sévères1 2, n’est pas étrangère à

la plus belle période de l’art grec. Sophocle y fait allusion dans un vers des Trachiniennes1 , pièce contemporaine des Victoires de la balustrade. On peut croire que les tissus légers étaient alors en grande faveur dans l’art attique; ils sont très fréquemment indiqués sur les vases de beau style à figures rouges.

L’imitation, dans la statuaire, de ces étoffes transparentes que l’on fabriquait surtout à Tarente, à Amorgos et à Cos 3, forme la transition naturelle entre les figures entièrement drapées et les nudités qui devinrent en faveur à l’époque alexandrine. Pour parler plus exactement, la transition s’opéra sous deux formes :

d’une part, on fit delà draperie, suivant l’expression d’un romancier grec, le « miroir du corps » 4 : c’est le type appelé Vénus

1. Publilius Syrus cité par Pétrone, Satyric., lv; Sénèque, de Benef., vu, 9, 5; Consolatio ad Helviam, xvi, 4; Epist., xc, 20. Rien ne prouve que les femmes grecques, autres que les courtisanes, se soient montrées en public avec des étoffes transparentes. A l'époque romaine, la mode passa des statues aux personnes, et c’est ce qui indignait les moralistes romains.

2. Sophocle, Trachiniennes , v. 765 : IIpo<77rrwa-£Tcu irlevpoüiTiv àpTÏ/.o'h'koç côote textovo;

Les mots &iors textovoç sont une allusion évidente aux statues du temps.

3. Lucien, Rhet. præc., c. xv; Aristophane, Lysistr., v. 48; Horace, Sat., I, 2, v. 101. Cf. Marquardt, Privât lebcn der Rômer et l’article Amorgina dans le Dictionnaire des Antiquités de Saglio. Les étoffes transparentes paraissent souvent dans les peintures égyptiennes (Perrot et Chipiez, Histoire de P Art, t. I, pl. xii, p. 795, 8 48.) Elles ont probablement été répandues dans le monde grec par les Phéniciens (Studniczka, Beitræge zur Geschichte der altgriechischen Tracht, 1886, p. 157) et l’emploi s’en généralisa dans la statuaire sous l’influence de la peinture (Lucien, Imag., vu.)

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