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DESCRIPTION DES PLANCHES
Genitrix', de l’autre, on découvrit le torse en laissant tomber la draperie sur le haut des jambes : c’est le type de la Vénus de Milo *. La nécropole de Myrina a fourni également une imitation intéressante do ce dernier type que nous avons fait reproduire ici (fig. 42)1 2.
L’étude do la Vénus Genitrix du Louvre et d’une réplique au Capitole a été le point de départ dos hypothèses qui attribuent ce motif à un maître plus ancien qu’Arcésilas. Visconti pensait déjà que la disposition de la draperie pouvait remonter au temps de Phidias et de Polygnoto3; O. Millier rapportait l’original à une époque antérieure à Praxitèle 4 5 6. Clarac était d’avis qu’il était à peu près contemporain dos Niobides "J. Enfin, Gerhard \ Brizio7 et Ernest Curtius 8 ont proposé d’y reconnaître l’Aphrodite drapée que Praxitèle avait mise en vente en même temps que l’Aphrodite de Gnide et qui fut préférée par les habitants do Cos, soit parce qu’elle était vêtue et d’un style plus sévère, comme le dit, Pline9, soit parce que la draperie qui la couvrait sans la voiler était, suivant l’expression qu’on emploierait aujourd’hui, une spécialité de l’industrie de Cos 10 *. Combattue par M. Conze “, l’opinion do M. Curtius a été récemment adoptée par M. de Witte 12 .
Le type archaïque de la tète dans la réplique de Paris a donné lieu à deux hypothèses : tantôt on a pensé qu’elle n’était pas de la
1. Cf. Curtius, Archæologische Gesellschaft zu Berlin, séance du 2 mai 1882 (P hilologische Wochenschrift , 1882, p. 6G8.)
2. Cf. notre Catalogue, n° 26. line terre cuite de Myrina, au musée de Carlsruhe, rappelle plus exactement encore le motif de la Vénus de Milo (Peu. Archéol., 1887, 1,p. 102 et vignette.)