‹ La nécropole de MyrinaChapitre 270 sur 488 · Clarac, Musée, t. IV, p. 140, n · texte numérisé non relu

Clarac, Musée, t. IV, p. 140, n

6. Gerhard, Akadcmische Abhandlungen, t. I, p. 260. L’opinion de Gerhard n’est pas exprimée d’une manière formelle.

7. Brizio, Bullettino delV Instituto, 1872, p. 104. Son opinion fut combattue dans la même séance par MM. Ilelbig et Flasch.

8. Curtius, Archæologische Gesellschaft zu Berlin, séance du 2 mai 1882 ( Philologische Wochenschrift, 1882, p. 668.)

9. Duas fccerat sinmlque vendebat, altcram vclata specie, quam ob id prætulerunt quorum condicio crat Coi... severum id ac pudicum arbitrantes (Pline, Hist. Nat., xxxvi, 20.)

10. E. Curtius, loc. cit. Le savant allemand a fait ressortir l’invraisemblance du motif donné par Pline.

H. Archæol. Gesellschaft, même séance.

12. De Witte, Bulletin de la Société des Antiquaires, 22 avril 1885; Gazette archéologique, 1885, p. 91.

même époque que le reste de la statue, tantôt on en a conclu que le motif tout entier remontait au ve et non au ive siècle. La statuette de Myrina, dont la tête présente aussi des traits d’archaïsme, prouve que la première hypothèse est erronée. Reste la seconde qui a été indiquée par M. Furtwængler 1 et adoptée par Mme Lucy Mitchell 2 : la Vénus Genitrix serait une réplique de la célèbre Aphrodite dans les jardins d’Alcamène 3. Au contraire, MM. Wieseler4 et Kékulé 5, suivis par M. Baumeister dans ses Denkmaler 6, proposent de rapporter à l’époque alexandrine l’original de la série de statues qui nous occupe.

Sans entrer dans la discussion de ces hypothèses, sans examiner non plus les autres identifications dont la Vénus Genitrix d’Arcésilas a été l’objet 7 8, nous ferons observer que les imitations de la sculpture du ive siècle sont fréquentes parmi les terres cuites de Myrina, tandis que celles d’œuvres du ve siècle y sont plus rares, â supposer que les imitations directes ne fassent pas entièrement défaut. En second lieu, les répliques du type de la Vénus Genitrix se sont trouvées en même temps — parfois dans le même tombeau s — que celles de l’Aphrodite nue analogue à l’Aphrodite de Cnide. Nous aurions donc deux séries de terres cuites dérivées des deux Aphrodites de Praxitèle. L’air d’archaïsme que l’on constate dans la tête de la réplique de Paris comme dans la figurine de Myrina et qui appartenait certainement à l’original, peut s’expliquer par le motif

1. FurLvængler, arl. Aphrodite dans le Lexikon der Mythologie, p. 412. J’avais exprimé le même sentiment en 1884, Manuel de Philologie, t. II, p. 94.

2. Lucy Mitchell, A history of ancien t sculpture, p. 320. M. Wolters ( Gipsabgüsse , n° 1208) incline vers la même opinion.

3. Cf. Gerhard, Ahademische Abhandlungen, t. I, p. 260. Le texte principal est celui de Lucien, hnag., vi. Cf. Overbeck, Schriftquellen, nos 812-813.

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