‹ La nécropole de MyrinaChapitre 271 sur 488 · Wieseler, Denkmaler, 3e éd., p · texte numérisé non relu

Wieseler, Denkmaler, 3e éd., p

3. Kékulé, Archæologische epigraphische Mittheilungen aus Œsterreich, ni (1879), p. 20.

G. Baumeister, Denkmaler, I, p. 92. M. Baumeister a émis l’opinion assez singulière que cette statue serait « ein Zeichen der Heaklion gegen den Helârenkultus. »

7. Reifferscheid, Annali dell' Insltt., 1863, p. 361; Conze, Die Familie des Augustus, p. 11 ; Kékulé, Arch. cpigr. Mittheil., m (1879), p. 19 et suiv. ; Wissowa, de Veneris simulaeris romanis, 1882, p. 23-49.

8. Cf. Frohner, Terres cuites d’ Asie-Mineur e, pl. 22, p. 49. M. Frœhner a fait justement observer, en publiant ces figurines, que le type de la Vénus Genitrix était antérieur de plusieurs siècles h César.

DESCRIPTION DES PLANCHES

même de la statue, œuvre d’un art sévère, severum acpudicum, suivant l’expression de Pline. Mais il est permis de justifier ce trait parune supposition nouvelle qui a l’avantage de faire une part à toutes les opinions émises sur la Vénus Genitrix. On sait que le scrupule du plagiat était étranger aux artistes anciens : les plus illustres n’ont pas hésité à reprendre d’anciens motifs pour les transformer et les rajeunir par l’exécution. Or, il existe entre Alcamène et Praxitèle, entre V Aphrodite dans les jardins du premier et les Aphrodites du second, une relation que les textes anciens permettent de saisir. Pausanias dit que Praxitèle a fleuri dans la troisième génération après Alcamène, ce qui a fait penser que Céphisodote, le père de Praxitèle, était l’élève de Phidias *. Dans Lucien, Y Aphrodite d’Alcamène et celle de Praxitèle sont rapprochées en deux passages 1 2. Enfin, l’on pourrait supposer, avec Gerhard, que le type de l’Aphrodite drapée de Praxitèle servit de modèle à la Vénus Genitrix d’Arcésilas, précisément à une époque où la mode des draperies transparentes s’introduisait dans le monde romain malgré les protestations des philosophes. Nous serions donc en présence d’un type, évidemment fort en faveur dans l’antiquité, qui, créé par Alcamène, aurait été repris par Praxitèle d’abord, puis, à trois siècles de distance, par Arcésilas. L’air archaïque de la tête rappelle Alcamène, la grâce de l’attitude et de la draperie font penser à Praxitèle. Ce que le sculpteur romain a pu ajouter à ce motif, c’est ce qu’il nous est impossible de reconnaître ; mais nous n’hésitons pas à voir dans la terre cuite de Myrina et dans la statue du Louvre deux fidèles répliques d’un chef-d’œuvre de l’art attique au ive siècle.

2. Silène en forme de terme. — Voy. Catalogue , n° 186. Cette figurine est d’un style excellent qui fait regretter l’état de mutilation où elle nous est parvenue. Il est possible que le Silène tenait de son bras gauche Dionysos enfant, groupe que nous retrouverons plus loin dans les planches xxvi et xliv, n° 1. L’accessoire tenu de la main droite a disparu, mais le regard du Silène, dirigé de haut en bas, et l’extension du bras droit qui no s’explique que par un objet

1. Pausanias, vin, 9, 1. Cf. Brunn, Geschichte dey Künstler, I, p. 336.

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