‹ La nécropole de MyrinaChapitre 332 sur 488 · Gerliard, Etrusk. Spiegcl, pl. 83 et · texte numérisé non relu

Gerliard, Etrusk. Spiegcl, pl. 83 et

3. F. Lenormant dans l’arlicle Bacchus du Bkt. des antiq. de Saglio, p. 609, 637.

DESCRIPTION DES PLANCHES

quille et décent. Pour ces raisons, nous y verrions de préférence Ariane. Les noces de Bacchus avec l’épouse délaissée par Thésée à Naxos étaient un sujet classique dans l’art grec : la peinture et la sculpture s’en sont emparées et de là dérivent un très grand nombre de représentations sur les vases peints, les pierres gravées, les fresques de Pompéi, les sarcophages sculptés. Les terres cuites, jusqu’à présent, n’en ont pas offert beaucoup d’exemples1.

Celle qui offre le plus de ressemblance avec nos groupes de Myrina a été publiée par M. Cartault sous le nom de Dionysos et Méthé 2. La provenance indiquée est Cymé dont la nécropole est située à quelques kilomètres seulement de Myrina. Si la pose et le costume du jeune dieu sont tout à fait différents dans cet exemplaire de la fabrique voisine, on remarquera que l’attitude et le costume de la femme, même certains détails de draperies comme les plis de l’himation qui retombent sur les genoux, sont semblables. L’inspiration est certainement la même, bien que le sujet soit autre. M. Cartault a donné le nom de Méthé à la femme à cause de la grappe de raisin qu’elle tient dans sa main; mais nous ne croyons pas que le même nom puisse s’appliquer aux femmes de nos groupes où nous reconnaissons plutôt l’épouse du dieu. Nous avons là une nouvelle preuve de l’aisance avec laquelle les artistes variaient leurs sujets en changeant simplement quelques détails. La représentation du couple amoureux est répétée à satiété sur les monuments ; on pourrait en ramener les attitudes à deux ou trois types seulement. Mais il a suffi de donner à l’homme un caractère plus jeune ou plus viril, de lui donner ou de lui retrancher certains attributs, de couvrir la femme d’amples draperies ou de la dévêtir, pour obtenir des transformations incessantes du même groupe auquel s’appliquent tour à tour les noms d’Aphrodite et Bros, Aphrodite et Adonis, Bacchus et Ariane, Bacchus et Sémélé, Bacchant et Bacchante, Satyre et Nymphe, etc. 3 Nous avons dit précédemment combien l’art

1. Cf. Heydemann, Terracott. aus dem Mus. zu Neapel, p. 4; A Guide to the sec. room, British Muséum , 1878, n, p. 33, nos 237, 238.

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