‹ La nécropole de MyrinaChapitre 340 sur 488 · Voy. p · texte numérisé non relu

Voy. p

4. La figurine de Myrina qui se rapproche le plus de celle-ci pour la technique est une représentation d’Hercule nu, appuyé sur sa massue, debout à côté d’un terme à tête imberbe, pl. xvm, n° 2.

5. Comparez la musculature des jambes dans la statuette de Pergame, dans le bronze du

pieds des saillies aplaties qui donnent plus de stabilité à la statuette et qui pourraient être le reste des tenons qui fixaient l’original de bronze sur sa base h Tous ces détails nous confirment dans l’idée que le modèle imité était une figurine analogue, pour le style et pour la matière même, à celle de Pergame, et nous l’attribuerions à la même époque, c’est-à-dire au me ou 11e siècle avant notre ère 2.

Dans l’étude que M. Furtwaengler a consacrée à l’intéressante statuette de Pergame, il montre que la formation de ce type n’appartient pas en propre à l’art hellénistique et qu’on peut remonter, pour en trouver l’origine, jusqu’au Marsyas de Myron, en passant par les représentations d’Actéon se défendant contre ses chiens 3. Nous devons également nous demander, à propos du Satyre de Myrina, si le prototype est une invention du 111e siècle, ou si nous en retrouvons la formation à une époque plus ancienne.

Le sujet du petit Dionysos, porté par des divinités de son entourage qui jouent aveclui, est, comme on sait, un type classique au ive siècle; la représentation la plus célèbre est l’Hermès de Praxitèle, trouvé à Olympie en 1877. Mais si le sujet est resté le même au me siècle, il a été considérablement modifié dans tous ses détails, si bien qu’entre les deux œuvres il n’y a guère plus de commun que le sujet. N’est-il pas possible cependant de trouver entre elles des intermédiaires ? Constatons d’abord qu’une substitution de personnage a eu lieu dans les représentations dérivées de ce type ; nous en saisissons la preuve dans une peinture de Pompéi 4 qui représente, non plus

Cabinet des Médailles (E. Babelon, Gazette Archéologiques, 1886, pl. 39, 40), dans un bronze de Vienne (Sacken, Antike Bronz., pl. x, n°2.)

1. On pourrait y voir des y.pou77e'Çt« (s cabilla), sortes de soufflets à musique qu’on plaçait comme une semelle sous le pied et qui servaient aux danseurs pour marquer la mesure (cf. Mus. Pio. Clement., v, pl. C, p. 86; Mus. Capitol., ni, pl. 36; Antichita d’Ercolano, vi, pl. 41 ; Spon, Miscell. erud. antiq. p. 21, fîg. 4o; dans beaucoup de statues cet accessoire est dû à une restauration moderne). Mais ici la forme en serait tout à fait inexacte et rudimentaire.

Page 1