‹ La nécropole de MyrinaChapitre 342 sur 488 · Cf. Furtwângler, l. c., p. IL · texte numérisé non relu

Cf. Furtwângler, l. c., p. IL

3. Monumenti Amaranziani, pl. 29; Satyre dansant, analogue à ceux de Pompéi, le pedum dans la main droite écartée, la main gauche élevée et soutenant le jeune Bacchus assis sur son épaule gauche, les jambes pendantes dans le dos et invisibles.

4. Sarcophages du Louvre. Centaures : Bouillon, Mus. des antiq., m, pl. 11; Clarac, ii, pl. 130, n° 181; Frœhner, Notice de lasculpt. antiq. du Louvre, n° 300. Remarquez l’attitude peureuse de l’enfant dans ce relief. — Satyres : Bouillon, ibid.; Clarac, ii, pl. 147, n° 182; Frühner, Notice, n° 247; de Rossi, Camere sepolcrali dei lib. di Liv. Aug., 1731, pl. 9.

9. On peut comparer encore une jolie pierre gravée, Mus. Borbonico, il, pl. 28, n° 2; Müller- Wieseler, Denkm. d. a. Kunst, ii, n° 483, Satyre assis avec sanébride pleine de fruits et tenant de la même façon le jeune Bacchus, assis à califourchon sur son cou; mais l’authenticité du monument est contestable (Gerhard et Panofka, Neap. ant. Bilw., p. 406). Nous pensons qu’une variante du môme sujet est donnée par les célèbres groupes du Satyre portant Bacchus, au Musée de Naples et à la ville Albani; Clarac, iv, pl. 704 B, n° 1628, A et B. Dans la seconde statue, les bras sont cassés et il est possible que le Satyre tienne de la main gauche le bras de l’enfant.

0. Cette statue inédite a été reproduite par M. Furtwaengler, Satyr aus Pergamon, pl. ni, n° 3. Comparez aussi le n° 2, dont la tête est moderne. J’ai noté encore comme restaurations possibles en ce genre : Mus. Pio Clement., i, pl. 47; Clarac, iv, pl. 705, n° 1677; pl. 706, n0' 1683, 1687; pl. 722, n° 1734; pl. 724, n° 1671 F; Ancient Marbles in the Brit. Mus., ir, pl. 24: Mus. Capitolino, ni, pl. 34, etc.

DESCRIPTION DES PLANCHES

est très caractéristique et ne fait pas le moindre charme de la composition. D’un dessin admirablement fin et svelte, elles sont levées sur la pointe des pieds h avec un mouvement simultané et rapide qui développe en avant la cage du thorax, fait saillir tous les muscles sous la peau et cambrer la ligne du mollet sec et nerveux. Avec le torse, c’est la partie la plus minutieusement étudiée par le modeleur; c’est celle qui donne à la statuette le plus de valeur artistique et qui, en même temps, introduit dans le sujet un élément nouveau, la danse. Est-ce là une invention de l’artiste, ou bien encore une imitation d’œuvres antérieures? La question a été déjà traitée par l’auteur du Satyr aus Pergamon , à propos d’un beau torse de marbre acquis par le Musée de Berlin et provenant de Florence 1 2; son explication nous paraît de tous points admissible et nous la résumerons.

Il y avait en Grèce une danse appelée ou cxw-eu^a, dans laquelle, tout en dansant, on élevait la main à la hauteur des yeux, comme pour les garantir de la lumière et mieux regarder au loin 3. Hésycliius et Photius disent précisément que c’était une danse particulière aux Pans et aux Satyres 4. Un peintre contemporain d’Alexandre le Grand, Antipbilos, avait représenté dans un tableau célèbre un Satyre cko™ o-eîwv ( nobilissimo Satyro cum pelle pantherina , quem aposcopeuonta appellant ) 5. Nous possédons une série d’œuvres plastiques qui paraissent reproduire le même sujet et qui pourraient bien être inspirées par ce tableau du ive siècle. M. Furt-

1. Ce mouvement avait déjà été employé très heureusement par Myron pour la figure de Marsyas et répété dans un grand nombre de répliques; cf. Collignon, dans les Monuments de l’art antique de Rayet, pl. 33, 34; Gazette archéologique, 1879, p. 241; 1886, p. 304; ’Efriyspiç xp/'Xioloytx.Yi, 1885, pl. 6.

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