‹ La nécropole de MyrinaChapitre 346 sur 488 · Voy. plus haut, p · texte numérisé non relu

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DESCRIPTION DES PLANCHES

dant plusieurs siècles ou qu’ils ont été soustraits à une tombe plus ancienne, pour être consacrés au mobilier funéraire du défunt. Il y aurait là un ensemble de circonstances tout à fait exceptionnelles qui n’offre aucune base solide pour une conclusion raisonnée h Nous persistons à considérer comme plus vraisemblable l’explication que nous avons proposée et, d’ailleurs, elle est soutenue par les observations d’un caractère analogue que M. Heuzey a faites sur une série de terres cuites chypriotes qui montrent, dans des types religieux, la persistance d’un style oriental et très ancien jusqu’à l’époque grecque classique 1 2. Le même fait a pu se produire à l’époque alexandrinequi aurait, à son tour, conservé par tradition quelques-uns des motifs religieux du ve siècle. Nous avons déjà fait observer que les figurines nues assises, à bras articulés (pl. h, n° 2), attestent le souvenir d’une très ancienne idole orientale. Nous aurons occasion de faire la même remarque au sujet d’une divinité assise de type archaïque, que M. Yeyries a recueillie au cours de ses fouilles avec d’autres statuettes d’un style tout différent (pl. xliv, n° 2).

Les masques estampés de femme voilée se sont rencontrés fréquemment dans les nécropoles grecques : on en connaît de beaux exemplaires qui proviennent de Béotie 3, de Phocide 4, de la Locride Opontienno 5, de Milo 6, de Sicile 7, de Camiros dans l’île de

1. Nous avons pu admettre un l'ait analogue, dû sans doule aux habitudes de la

pour le vase peint que nous publions dans la pl. li (voy. la notice de M. Rayet et plus haut, p. 111) ; mais ce vase a un caractère de rareté qui devait le rendre précieux et qui explique beaucoup mieux le soin avec lequel on l’a conservé et l’usage qu’on en a fait. De plus, il n’a pas été trouvé en compagnie d’objets de style différent, comme les masques.

2. Heuzey, Catalogue clés figurines antiques, p. 107. Voici sa conclusion : « Il faut admettre que les figurines cypriotes de style primitif et oriental sont souvent d’une fabrication beaucoup moins ancienne qu’on ne le suppose. L’usage s’en était conservé à Kittion, môme après l’époque où le beau style hellénique avait pris pied dans la capitale phénicienne de Chypre. Elles y étaient restées on faveur, au moins dans une certaine classe de la population et peutêtre aussi pour des cultes déterminés. Ce sont là des faits qui dérangent bien des opinions reçues, mais dont il importe absolument de tenir compte dans l’histoire des fabriques de Elle. »>

3. Heuzey, Monuments grecs publiés par la Société pour l'encourag. des ét. grecques , 1873, pl. 2; Figurines antiq. de terre cuite, pl. 19, n° 1; Saglio, Dict. des Antiq., i, p. 1076; Martha, Catalog. des figur. d'Athènes, nos 243-237; cf. n° 431 ; Catalogue Rayet, n° 33.

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