Éros nu assis. — Voy. Catalogue, n
4. Groupe de deux éphèbes. — Vov. Catalogue , n° 303 *. Ces deux compagnons, d’une gaîté bachique, ont bien besoin de se soutenir l’un l’autre. L’artiste a ingénieusement tiré parti de cette nécessité du sujet en donnant au groupe une forme pyramidale; le joueur de lyre, poussé par le personnage de gauche, se renverse et paraît s’arc-bouter : la lyre vient rompre heureusement la régularité du profil à droite, comme les deux têtes, inclinées dans le même
1. Copa , édit. Benoist, t. III, p. 350. Voy. la note de M. Benoist sur le 4® vers.
2. Les crotales étaient fabriquées de différentes matières, le bronze, l’argile, le bois, l’ivoire. Cf. Saglio, Dict. des antiq ., art. cité.
3. Properce, v, 8, 29; Bayet, Monum. de l’art antique, notice de la pl. 74, p. 4.
4. Pour les circonstances de la découverte, cf. plus haut, p. 99.
sens, rétablissent l’équilibre sur la gauche. L’ensemble de ce petit groupe est d’un effet pittoresque et spirituel. L’art grec n’a pas reculé devant la représentation de l’ivresse : on connaît la joueuse de flûte ivre ( temulenta tibicina ) de Lysippe h Les sarcophages grécoromains offrent de nombreux exemples de scènes bachiques où des Éros se pressent tumultueusement comme au retour de libations trop copieuses2; souvent l’un d’eux, plus ivre que les autres, est soutenu à grand’ peine par ses compagnons. M. Stepbani a cru reconnaître dans ces bas-reliefs une allusion à l’ivresse éternelle, aùLvto; jiiOï), qui doit être le partage des bienheureux3; nous ne pensons pas que cette interprétation symbolique soit acceptable.
5. Éros funéraire. — Voy. Catalogue , n° 137. Nous renvoyons pour cette figurine à ce qui a été dit plus haut, p. 150-152 et dans la notice de la pl. xxvn, n° 1, p. 384.
0. Muse tenant un volumen. ■ — Voy. Catalogue , n° 204. Le volumen ou rouleau est un attribut des Parques 4, des Muses 5 et des poètes 6. Notre statuette, qui est évidemment une Muse, soulève une question intéressante. Elle est, en effet, presque identique au personnage placé à gauche d’Apollon dans le célèbre bas-relief appelé X! Apothéose (V Homère, au Musée Britannique7. Cette figure, qui est un peu plus petite que les autres, est généralement considérée comme la Pythie de Delphes. Dans cette hypothèse, admise en dernier lieu par MM. Overbeck et Wolters, il n’y aurait que les neuf Muses et l’on chercherait vainement leur mère, Mnémosyne, à côté de Zeus qui surmonte toute la composition. Une figure de femme plus grande, debout à la gauche de Zeus, a été expliquée jusqu’à présent comme
1. Pline, Hist. Nat., xxxiv, 03; Overbeck, Schriflguellen, n° 1460.
2. Annali dell’ Instit., 1860, p. 407; Archaeol. Zeitung , 1872, p. 16, note i; Le Bas, Monuments figurés , pl. 86-87; Stepbani, Der ausruhende Herakles, p. 101.