‹ La nécropole de MyrinaChapitre 417 sur 488 · Ueber den Kopf des praxitelischen Hermes · texte numérisé non relu

Ueber den Kopf des praxitelischen Hermes

4. Catalogue du Musée Impérial, p. 62. Cf. Wolters, Gipsabgüsse, n° 461.

!i. Gazette archéologique , t. VIII, pl. i, p. 85 et suiv.

DESCRIPTION DES PLANCHES

Tchinli-Kiosk et qu’il avait été trouvé séparé du torse auquel il a été rajusté postérieurement. J’ai écrit depuis au Musée de Constantinople afin de demander que l’on vérifiât si le bras était bien en place : il m’a été répondu par l’affirmative. Toutefois, la question ne me semble nullement tranchée. Les traces d’une restauration sont évidentes à l’épaule, et l’impossibilité d’expliquer le mouvement du bras est

Fig. 52.

bien de nature à soulever des doutes. Peut-être serait il possible, en déplaçant le bras, c’est-à-dire en l’abaissant au lieu de l’élever, d’obtenir un motif assez semblable à celui de l’athlète de Munich ; l’attribut difficile à déterminer actuellement figurerait un morceau d’étoupe à l’aide duquel l’athlète recueillerait les gouttes d’huile. Mais toutes les hypothèses auxquelles peut donner lieu la photographie ne sauraient être vérifiées que sur place, en présence de l’original; c’est là un travail que l’on doit instamment recommander au premier sculpteur qui visitera Tchinli-Kiosk.

Si les inductions de M. Brunn sont exactes, il faudrait admettre que les coroplastes de Myrina ont imité un motif de Myron. Une imitation directe d’un artiste aussi ancien n’est guère vraisemblable. Les recherches de M. Kékulé ont d’ailleurs établi qu’il existait un lien de parenté très étroit entre les têtes des statues de Myron et celles de Praxitèle, en particulier celle de l’Hermès d’Olympie; on pourrait donc supposer qu’un motif, déjà traité par Myron, a été repris dans l’école de Praxitèle avec certaines modifications. Le vase placé à côté de l’athlète, qui rappelle celui qu’on voit auprès de l’Aphrodite de Gnide, semblerait autoriser cette hypothèse L Elle s’appuie encore sur l’analogie entre le mouvement de l’athlète de Munich et celui du Satyre versant , que l’on est d’accord pour rapporter à l’école de Praxitèle 2. M. Murray a publié récemment 3 une admirable terre cuite de Smyrne qui reproduit le type du Diadumène de Polyclète. Gomme le même motif, au dire de Callistrate 4, a été traité par Praxitèle, M. Murray croit reconnaître dans la terre cuite un mélange de style de Polyclète et de celui do Praxitèle. Ce qui est vrai ou vraisemblable pour le Diadumène peut l’être aussi pour le type d’athlète étudié par M. Brunn. Il n’est guère probable que des motifs aussi ingénieux, images fidèles des habitudes athlétiques des Grecs, n’aient pas été traités successivement par plusieurs générations d’artistes, qui les ont modifiés et accommodés au goût de leur temps.

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